C'est un soutien, dans l'ambiance actuelle, qui doit rassurer le gouvernement mais dont on doute qu'il le mette beaucoup en avant. Hier soir, Standard & Poor's a adressé un satisfecit à France. L'agence de notation, qui retiré le triple A à la France, il y a 1 an, estime, aujourd'hui que pour "la première fois depuis de nombreuses années, la compétitivité constitue une priorité politique, en France". Evidemment, pour l'agence, c'est une très bonne nouvelle. Elle cite les mesures prises dans la foulée du rapport Gallois, mais aussi la réforme du marché du travail. Pour elle, cette réforme, qui doit encore être traduite dans la Loi, ne réduira pas de manière sensible, le chômage, mais elle devrait inverser, en revanche, la tendance à la hausse des coût salariaux, en France. La crise de la zone euro se calmant, Standard & Poor's laisse, au final, entendre qu'elle pourrait bientôt passer la perspective de la note française de "négative" à "stable". Autrement dit, le risque d'une nouvelle dégradation du pays s'éloigne, et Standard & Poor's, allié "surprise", et, donc, sans doute un peu encombrant du gouvernement socialiste, lui donne des arguments face à ceux qui critiquent sa politique économique et ses maigres résultats. Des arguments encore face à ceux qui s'apprêtent à réclamer de nouvelles mesures d'économies quand les prévisions de Bruxelles deviendront officielles, demain. La commission voit une croissance française à nouveau toute proche de zéro, cette année, comme l'année dernière. Zéro + zéro. Et un déficit loin des 3%, à 3,6. La différence, c'est une dizaine de milliards d'euros à trouver, si on on voulait "coller" strictement à l'objectif ce qui ne semble pas la volonté du gouvenement, si on traduit les interventions de Jean-Marc Ayrault et François Hollande hier. C'est sans doute, également, l'avis dominant dans les rangs socialistes de la Commission des Finances, l'Assemblée nationale. "Il ne faut pas ajouter de "l'austérité à la croissance zéro", explique, par exemple Pierre-Alain Muet, député PS de Rhône. Il n'est pas surpris par la prévision de croissance de Bruxelles (le -0,3% du dernier trimestre 2012 a plombé toute perspective d'un rebond rapide de l'économie), mais il est persuadé, en revanche, que la reprise sera là, au 2ème semestre. D'ici là, dit cet économiste de formation, il faut laisser jouer les "stabilisateurs automatiques". Je traduis: ne pas chercher à comprenser les pertes de recettes fiscales par des impôt nouveaux. Mais, en revanche, il faut poursuivre les efforts sur les dépenses, concentrer sur le déficit "structurel". C'est-à-dire exactement ce que demande la Commission européennne.

Arnaud, Clara et Titan. Arnaud Montebourg a, donc, répondu au patron des pneus Titan: "vos propos aussi extrémistes qu'insultants témoignent d'une ignorance parfaite de notre pays" écrit le ministre du redressement productif... qui promet un "zèle redoublé" de ses services pour surveiller les pneux Titan importés en France. Dans la presse, ce matin, la patronne française de General Electric France, répond également à Maurice Taylor. "Son ton est inacceptable" dit Clara Gaymard, qui rappelle que 4 mille entreprises américaines sont installées en France. Clara Gaymard concède, cela dit, que l'image de la France, à l'étranger est mauvaise. "Le dialogue social, dans notre pays, ne fonctionne pas, partout, comme il le faudrait", dit-elle.Danone. Les syndicats de Danone, en partie, rassurés par les promesses de la direction. Le géant agroalimentaire veut supprimer 900 emplois en Europe, 236 en France, mais promet aucune fermeture de site, ni aucun licenciements secs.

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