On connait le surnom, donné par la presse, à Anne Lauvergeon, la patronne d'Areva... "AtomicAnne". C'était du temps (il est vrai) de sa splendeur... quand l'EPR n'avait pas du plomb dans l'aile, et quand on ne la rendait pas responsable du "ratage" d'Abou Dhabi et son contrat du siècle. On avait, donc, jusqu'ici "AtomicAnne"... mais voilà que déboule, dans le paysage, "PolémicProglio". Henri Proglio, le "double" patron d'EDF et de Véolia. Hier... alors qu'à Matignon les patrons (je veux dire, Anne Lauvergeon et Henri Proglio) subissait une sorte de "remontée de bretelles" de la part du Premier ministre ("cessez vos querelles commerciales et publiques" leur a dit François Fillon)... alors qu'à Matignon, on tentait de remettre un peu d'ordre dans la filière nucléaire française, partout ailleurs les 2 millions d'euros de rémunération annuelle, accordée à Henri Proglio continuaient à faire polémique. A gauche... mais aussi chez certains, à Droite. A l'Assemblée nationale, Christine Lagarde (qui avait promis que le "double patron" n'aurait "double salaire") devait s'expliquer, sous les sifflets et les protestations des députés de l'opposition. Pour les élus de Gauche, c'est évidemment de "bonne guerre" de s'en prendre à la ministre, prise en flagrant délit de mensonge. Ou en tout cas de promesse non tenue. Dans cette affaire, pourtant (et tout le monde le sait) elle était, avant tout, en service commandé... par l'Elysée. Qui a choisi le nouveau patron d'EDF. Et qui a accepté ses conditions. La question fondamentale dans cette affaire n'est sans doute pas non plus, la question salariale. Le montant (2 millions)... on doit reconnaître (mais je vais faire hurler dans les chaumières) qu'il est plutôt "raisonnable": c'est le 17ème du CAC40 pour une entreprise située dans les 3 premières places. Ce qui est choquant, en revanche, c'est que c'est un bond de 45% par rapport à son prédécesseur. Quand on propose 1 et demi% (seulement) d'augmentation pour les agents. Le "double salaire", lui non plus, à vrai dire, ne devrait pas choquer: Henri Proglio, après tout, assume, bel et bien 2 fonctions (c'est la promesse de Christine Lagarde, pour le coup, qui était intenable!). Reste le coeur de la polémique, mais qu'on entend peu: le cumul lui même... la "double casquette" d'Henri Proglio, patron à la fois d'une entreprise publique et d'une entreprise privée. 2 intérêts contradictoires (par essence). Et au final une "entaille" importante dans la définition même de ce qu'est l'intérêt général, incarné par le service public. Barack Obama s'attaque aux grandes banques de son pays. Après la "super-taxe" sur leurs profits (décidée, la semaine dernière, pour récupérer l'aide publique qui leur a été accordée), le président américain s'apprête à aller beaucoup plus loin. Mais cette fois-ci dans le renforcement de la régulation financière. Selon le Wall Street Journal, Barack Obama va annoncer, aujourd'hui de nouvelles règles visant à limiter les risques pris par les grandes banques américaines. Limiter, également, leur croissance infinie qui les rend "too big to fail"... "trop grandes pour disparaître", et qui oblige, donc, l'Etat à les sauver quelque soit les erreurs commises. Attention aux bulles! Aux bulles spéculatives. Le Fonds Monétaire International et la Banque mondiale tirent la sonnette d'alarme. Les 2 institutions s'inquiètent pour l'Asie, et singulièrement pour la Chine et son marché immobilier. Dominique Strauss-Khan, pour le FMI, propose des mesures temporaires de contrôle des capitaux. Coup de blues. Les places boursières, du coup hier, ont toutes assez nettement reculé. L'euro, également: 1 dollar 41. C'est son niveau le plus bas depuis août dernier.

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