Peut-être avez-vous raté, samedi matin, ce moment drôle, et rare par les temps qui courrent. C'est sur France Inter: un débat réunissant les principaux leaders syndicaux français. Alain Olive de l'UNSA, Bernard Van Craeynest de la CFE-CGC, Bernard Thibault de la CGT, François Chérèque de la CFDT et le "vilain petit canard", Jean-Claude Mailly, de Force ouvrière. Qui, depuis plusieurs semaines, fait "cavalier seul" dans la lutte syndicale contre la réforme des retraites, allant jusqu'à organiser (c'était mardi dernier) une journée nationale de mobilisation, seul dans son coin. Ce même Jean-Claude Mailly qui n'a pas ménagé ses petits camarades, ces derniers temps, des camarades qui lui rendaient bien, l'accusant régulièrement de "diviser", et de jouer contre son camp, celui des travailleurs. Mais voilà, l'heure n'est plus aux chamailleries, et aux positionnements syndicaux subtils (les partie de billards à 3 bandes), pour les syndicats, il est grand temps de retrouver l'unité perdue. Ce qui donne, samedi, sur l'antenne d'Inter cette scène étonnante. Notre collègue Brigitte Jeanperrin pose cette question à Jean-Claude Mailly: "alors, jeudi prochain (le 24 juin, prochaine journée d'action décidée par l'intersyndicale), vous irez défiler ou pas?". "On verra..." commence à répondre Mailly mais Chérèque, Thibault et Olive embrayent: "allez, Jean-Claude dit oui! F.O. avec nous! F.O. avec nous!" commencent-ils à entoner en rigolant (vous pouvez réécoutez ça, sur franceinter.com). "Mais, c'est le choeur des pleureuses!" lâche, du coup, Jean-Claude Maily qui reprend vite son sérieux, et paraphrase le Général "il ne suffit pas de sauter sur sa chaise en criant unité, unité, unité pour que ça marche" lâche-il à ses camarades, un peu refroidis. Il faut un mot d'ordre clair, comme le "retrait pur et simple du projet de réforme du gouvernement". Mailly pose, donc, encore ses conditions et précise que c'est, de toutes les façons, la Comission exécutive de Force ouvrière qui décidera, si ,elle rejoint dès jeudi l'Intersyndicale, ou plutôt à l'automne. On sera fixé très vite, en fait puisqu'elle se réunit ce matin. Et on sait déjà, que plusieurs fédérations poussent pour un retour, dès jeudi prochain. L'absence de Force ouvrière, dans les cortèges, ne serait pas comprise, estiment certains. Le gouvernement français prépare de nouvelles coupes budgétaires! C'est à la Une du Financial Times, ce matin. Qui relaie des propos signé Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, "l'homme le plus puissant de France, après Nicolas Sarkozy", explique le journal britannique à ses lecteurs. Dans un entretien accordé, donc, au Financial Times, Claude Guéant affirme que de nouvelles mesures d'économies sont en préparation. Et seront annoncées cet automne: il ne donne aucun détail à ce stade mais précise: "nous devons faire plus... beaucoup plus" que ce qui est déjà prévu. L'objectif, confirme Claude Guéant, c'est bien de ramener le déficit sous les 3%, en 2013. Et faute d'un retour rapide à une croissance soutenue, c'est donc en taillant dans la dépense publique, que l'Elysée compte y arriver. Selon Les Echos, ce matin, Bercy va, prochainement, confirmer la suppression supplémentaire de 100 mille postes de fonctionnaires, entre 2011 et 2013. Yuan-dollar. La banque centrale chinoise "douche" les espoirs d'une réévaluation prochaine du yuan, la monnaie chinoise. Samedi, Pékin annonçait un assouplissement de sa politique monétaire, la fin du lien fixe yuan-dollar, considéré comme un élément destabilisateur de l'économie mondiale mais, ce matin, la banque centrale chinoise a laissé inchangé son taux de change, et a exclut tout changement immédiat.

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