Depuis quelques semaines, on voit les cours du pétrole repartir assez nettement à la hausse: 62 dollars, le baril, hier, à New York (c'est son point "plus haut" depuis 6 mois) mais, sur les marchés des matières premières -surprise!- ce n'est pas vraiment sur "l'or noir" qu'on mise cette année. La hausse des cours du brut pourrait ne pas durer, alors que ceux du sucre -là, tout le monde est à peu près d'accord pour le dire- les cours du sucre sont promis à une belle grimpette, en 2009. Depuis le début de cette année, le prix de la tonne de sucre a pris, déjà, 30%... et cette hausse devrait continuer, selon les spécialistes, qui -comme chacun sait- ne se trompent jamais! En fait, quand on analyse les 2 dernières annnées écoulées, on s'aperçoit que le sucre a un parcours très différent de celui des autres matières premières. Totalement atypique. Quand le blé, le maïs, le pétrole flambaient, le sucre s'échangeait, lui, à des niveaux historiquement bas. Depuis quelques mois, c'est exactement le contraire. La raison, c'est que le marché mondial du sucre vient de vivre un retournement spectaculaire: pendant des années, il était excédentaire. Mais en 2009, la demande mondiale de sucre sera très nettement inférieure à l'offre (un déficit de 8 millions de tonnes). D'où l'orientation des cours désormais à la hausse. Alors il ne faut surtout pas en conclure qu'il faut commencer à faire de stocks. Ou que le prix de kilo de sucre, dans les rayons, va exploser. Il faut, en revanche, se dire que dette situation pourrait durer. Cette sous-production de sucre est largement structurelle: les agriculteurs indiens préfèrent planter du blé, plutôt que du sucre aujourd'hui (du coup, l'Inde est importatrice.). Le Brésil, lui -1er producteur mondial- détourne ses cannes à sucre, vers la production d'éthanol. Avec cette conséquence toujours troublante: le prix du sucre dépend, aussi aujourd'hui, un peu (beaucoup?) du prix du pétrole! Il y a 3 candidats au rachat d'Opel. Hier, c'était la date limite pour déposer un dossier de reprise de la filiale européenne de General Motors. En Allemagne à quelques mois des élections législatives, l'affaire est extrêment sensible: 25 000 emplois en jeu. On le sait, l'Italien Fiat est l'un des 3 candidats à la reprise d'Opel, mais les syndicats allemands rejettent son offre. Un équipementier automobile canadien Magna a fait également connaître son intérêt. 3ème candidat: un fonds d'investissement. Décision, probablement, en début de semaine prochaine. Sochaux, la nuit. Le retour d'une équipe de production de nuit, à l'usine Peugeot Citroën de Sochaux. C'était historique: elle a été supprimée en janvier dernier, en raison de l'effondrement du marché automobile. Selon la CGT, PSA s'apprête, donc, à la remettre en place. Ce qui génèrera 250 emplois. Bernard Tapie en remet une couche, à propos du Club Med. Dans une interview à paraître dans le Figaro magazine, il redit son intérêt pour le groupe touristique. Il affirme avoir le soutien de 2 gros actionnaires. Bernard Tapie, surtout, s'en prend à nouveau à Henri Giscard d'Estaing, le patron du Club: alors que les actionnaires n'empochent plus rien, lui a gagné 1,5 millions l'année dernière, affirme Tapie: "On comprend qu'il ait envie de garder son poste", conclut-il.

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