Pour ses rencontres avec les investisseurs, ces dernières semaines comme pour la cérémonie officielle, de vendredi, qui consistait à sonner la cloche qui ouvre la séance de cotation du Nasdaq, il avait refusé de quitter son célèbre sweat-shirt à capuche. Certains lui avaient reproché. Ceux sont, sans doute, les mêmes qui ont noté, hier, que pour son mariage, Mark Zuckerberg a revêtu, cette fois-ci, un très strict costume-cravate. Le fondateur de Facebook s'est marié, ce week-end. Il l'a annoncé sur Facebook. L'heureux événement, et là, on en vient à l'économie, est arrivé au lendemain de l'introduction en bourse de Facebook. Une opération réussie: 16 milliards de dollars ont été ramassés en seule journée -un record-, ce qui fait du jeune couple l'un des plus riches du monde mais l'opération pose, ce matin encore, bien des questions, et du coup, Facebook est "attendu au tournant" ce lundi, à Wall Street. Sa première journée de cotation vendredi, l'action Facebook l'a, en effet, terminé "sans éclat", avec un gain très limité. 23 cents, autrement dit, "presque rien", là où certains s'attendaient à un bond, dès le premier jour, de 25 à 50%. Alors, certes la demande a été très forte (elle a même provoqué un "bug" informatique), mais le titre a vite piqué du nez en séance. Et c'est grâce aux banques, menant l'introduction, que l'humiliation a été évitée. Pour ne pas terminer la séance sous les 38 dollars (son niveau d'introduction), elles ont massivement acheté des titres Facebook pour soutenir le cours. Morgan Stanley, selon un calcul, aurait déboursé jusqu'à 2 milliards de dollars. La banque paie, là, sans doute, une erreur de jugement: elle a surestimé l'appétit des investisseurs pour Facebook. Elle a décidé d'injecter trop d'actions d'un coup, et a fixé leurs prix à un niveau élevé. Résultat: à peine une heure après le début de la séance, certains analystes conseillaient de "vendre"! En fait, c'est la valorisation globale de l'entreprise qui inquiète: 100 milliards de dollars, c'est beaucoup. Sans doute, trop pour une entreprise qui n'a pas encore démontré comment elle va transformer son immense audience en bénéfices. 38 dollars l'action Facebook, c'est 100 fois le résultat attendu par action et par an. Quand pour Apple, c'est 14 fois seulement. Et 18 fois, pour Google. Autre inquiètude: on voit aussi des marques, comme General Motors, se demander si payer une pub sur Facebook a beaucoup d'effets. Un investisseur résume: "Mark Zuckerberg, avec ou sans sweat-shirt à capuche n'a pas su répondre à nos questions sur sa stratégie".

- 5 mille. Air France pourrait supprimer 5 mille nouveaux postes, dans les prochaines années. C'est une information du Figaro, que ne confirme pas, à ce stade, la direction de la compagnie. Selon le journal, Air France prépare un nouveau plan de réduction de ses effectifs: 5 mille, au total. La moité par le non-renouvellement des départs naturels. L'autre moitié via un plan de départs volontaires qui concernerait toutes les catégories de personnels. Y compris les pilotes.+4,3%. En Allemagne, après le secteur public, c'est au tour des salariés de l'industrie d'obtenir de fortes augmentations de salaires. +4,3%. Du jamais vu depuis 1992. Pour le gouvernement allemand, c'est une façon de contribuer à la relance économique en Europe.

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