Leur numéro est parfait: drôle et évidemment intelligent. Il faut dire qu'ils le rôdent depuis plus de 2 ans, maintenant. Ils se donnent du "Michel", du "mon cher Alain". "Mon copain Juppé" a même dit, à un moment, Michel Rocard. Alain Juppé, lui, finissant par lâcher, en constatant un accord presque total: "nous n'avons qu'a signer un programme commun... et nous présenter, ensemble". Les 2 anciens Premiers ministres, l'un de Droite, l'autre de Gauche, étaient, une nouvelle fois, réunis, hier, à Paris. Au Commissariat général à l'Investissement. Ils sont venus dresser un bilan d'étape du "grand emprunt" de Nicolas Sarkozy, lancé dans la foulée de leur rapport, fin 2009. Après une minute de silence, à la mémoire des victimes du tueur de Toulouse, Michel Rocard, qu'on trouvait à son arrivée un peu fatigué, s'illumine: "c'est une belle journée, un bon moment pour moi" dit-il avant de multiplier les compliments, et les remarques autosatisfaites sur ce projet qu'il a, donc, co-imaginé. Il précise très vite: "s'il vous plait, ne l'appelez pas "grand emprunt". Avec 35 milliards, c'est plutôt un emprunt.. modeste". Alain Juppé tique un peu, mais conviendra, aussi, qu'"Emprunt national pour l'avenir" est une meilleure démonination. A ce stade, en tout cas, sur ces 35 milliards, 25 ont été engagés. Presque 900 projets ont été financés. 2 mille entreprises impliquées. Et ça continue. Hier, le Commissariat général à l'Investissement, annonçait sa participation à la numérisation, en haute-définition, de 270 longs métrages du répertoire cinématographique français (les plus anciens datant de 1920). Le numérique, mais aussi le développement durable, les PME innovantes et surtout l'enseignement supérieur et la recherche: ce sont les priorités. Un processus "exemplaire" a dit Alain Juppé. "Je dirais même plus", poursuivait Michel Rocard: "un processus qui mise sur l'excellence des projets: sans subvention directe, sans saupoudrage, sans soucis de répartition géographique: une vraie révolution en France!". Les 2 "ex", rappelant, enfin que les choix des jurys internationaux, chargés de la sélection des projets, ont tous été entérinés, sans broncher, par le Premier ministre. "Si je n'avais pas été d'accord avec ce qui a été fait, je ne serai pas revenu aujourd'hui", a conclu le Socialiste.

En crise. On commence avec la déclaration choc du patron de Fiat: il préconise de fermer une dizaine d'usines en Europe. Sergio Marchionne parle pour l'ensemble des constructeurs automobiles européens: "nous avons une surcapacité de production d'environ 20%" dit-il: "c'est la raison pour laquelle personne ne gagne de l'argent en Europe". Il oublie, quand même, les bénéfices records de Volkswagen. "Nous n'avons pas le choix: il faut fermer des usines" poursuit-il, avant d'appeler, comme Philippe Varin, le patron de PSA, il y a quelques jours, l'Europe à mettre en place un système de soutien financier pour accompagner les licenciements à venir.En baisse. L'Arabie Saoudite détend le marché du pétrole. Elle a promis, hier, de produire plus, en cas d'embargo sur le pétrole iranien. Les cours du brut sont, du coup, repartis à la baisse, hier.En recul. Nouveau recul des embauches, le mois dernier en France. Tous secteurs confondus. -4,2%, après déjà une baisse similaire en janvier.

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