Là, on ne parle pas de la conjoncture, mais du débat qui agite beaucoup le milieu des économistes, et particulièrement les professeurs d'économie : c'est l'avenir de leur matière au lycée. L'affaire est un peu sur toutes les lèvres ici aux Journées de l'Economie de Lyon. - Quelle place pour l'éco, avant le BAC ? - Comment enseigner l'économie aux lycéens ? Ces questions ne sont pas nouvelles : elles sont aussi vieilles, en fait, que l'introduction de l'économie dans les programmes au lycée... en 1967 ! On a vu, dans le débat, s'immiscer des membres imminents du patronat comme Michel Pébeareau, pour réclamer qu'on réserve une place plus grande à l'entreprise, et non aux questions sociales. En tout cas, aujourd'hui, ces questions sont relancées, et de façon assez vive, par le lancement par Xavier Darcos, Ministre de l'Education Nationale, le 22 octobre dernier, de la réforme de la classe de seconde. Aujourd'hui, l'économie y est une matière optionnelle, et plus de 40% des élèves la choisissent. Demain, avec la réforme, l'éco restera optionnelle, mais sera en concurrence (si on peut dire) avec un choix beaucoup plus vaste d'options. Certaines seront un approfondissement de matières que les lycéens et leurs parents pourraient vite considérer comme incontournables : les maths, le français... Bref : l'enseignement de l'économie serait menacé. D'où, le lancement d'une pétition, qui a déjà recueilli 10 mille signatures. D'où, l'annonce d'une manif, prochaienement à Paris. D'où, cette lettre ouverte publiée récemment dans la presse, qui demande que l'économie devienne une matière obligatoire en seconde, pour permettre aux lycéens de chosir, en connaisance de cause leur filière pour le BAC : scientifique, littéraire et économique et social. Pour convaincre, l'association des professeurs d'éco rappelle que la crise, aujourd'hui, a montré une forte demande des Français pour la chose économique. L'Association rappelle auussi que Nicoals Sarkozy a un Bac B, un bac éco. Bref, que "l'éco" peut mener très loin, et très haut ! Les plans sociaux se multiplient. Chez Peugeot-Citroën, c'est le 3ème en 18 mois. PSA, hier, a annoncé la suppression de 3 500 postes. Dont 850 pour la seule usine de Rennes. La direction assure qu'il ne s'agira que de départs volontaires. Cette annonce s'ajoute aux mesures d'arrêt temporaire de la production pour éviter le gonflement des stocks. Le marché de l'automobile en Europe devrait reculer de 17% en cette fin d'année. Aux Etats-Unis, Démocrates et Républicains sont enfin d'accord sur les grandes lignes d'un Plan de soutien aux 3 grands constructeurs de Detroit : General Motors, Chrysler et Ford. Le Congrès se donne 15 jours pour finaliser le texte. Autre plan social annoncé hier : chez Amora (la moutarde). 3 sites de production vont être fermés, dont l'usine historique de Dijon. 300 emplois sont concernés. La Bourse. Tokyo a terminé en hausse, tout à l'heure : +2,7%, mais quasiment toute la séance s'est jouée "dans le rouge". Paris, hier, a clôturé sous les 3 000 points, son plus bas depuis mai 2003. Wall Street est à son plus niveau depuis 5 ans et demi. C'est toujours la dégradation de l'économie qui préoccupe.

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