Son échec pourrait être officialisé dès aujourd'hui, à Washington. Selon CNN, depuis quelques jours, les débats au sein de la "super commission" (comme on l'appelle) ne portent, d'ailleurs, plus sur le fond du problème (la dette et comment s'en débarraser), mais sur la manière d'annoncer l'échec des négociations. Et même sur ce point -comment en finir?-, Démocrates et Républicains ne sont pas d'accord. L'annonce de cet échec pourrait secouer une nouvelle fois, l'économie mondiale et faire re-basculer l'épicentre de la crise. De l'Europe vers les Etats-Unis. Résumé des épisodes précédents. Cet été, à Washington, Républicains et Démocrates, trouvent, in extremis et sous la contrainte (c'est ça, ou le défaut de paiement) un Accord pour relever le plafond légal de la dette américaine. Dans la foulée, il est mis en place une Commission, une "super commission", réunissant 6 élus démocrates et 6 élus républicains. Ils ont 3 mois pour trouver un nouveau compromis politique, et dénicher 1.200 milliards d'économies (sur 10 ans) pour réduire le déficit et la dette. C'est ce travail-là qui est en train, magistralement, de capoter. La date-butoir, c'est dans 3 jours, et aucun compromis ne s'est dessiné au sein de la super commission. En fait, aucun des 2 camps n'a bougé depuis le mois d'août, les Républicains refusant les hausses d'impôts que veulent imposer, coûte que coûte, les Démocrates. Alors, contrairement à la situation d'août dernier, l'échec des négociations ne va pas provoquer un défaut de paiement de l'Amérique. Faute d'Accord, ce sont des mesures d'économies automatiques qui vont s'enclencher: pour moitié une réduction des dépenses de la défense (ce qui fait hurler le Pentagone), et de l'autre, des "coupes" dans les dépenses quotidiennes de l'Etat fédéral. En revanche, ce nouveau constat d'absence de consensus politique, aux Etats-Unis, sur une question aussi cruciale que la dette, pourrait provoquer une nouvelle vague de défiance sur les marchés. Visant les Etats-Unis. Puis le reste du monde. En août, c'est cette absence de consensus national qui a poussé Standard & Poor's à dégrader la note des Etats-Unis.Mitigé. Les banques ont un peu allégé le prix des services, facturés à leurs clients. C'est ce qui ressort d'un rapport officiel que publie, ce matin, le Parisien-Aujourd'hui en France. Le Comité Consultatif du Secteur Financier dresse un bilan mitigé des 18 derniers mois. Si les tarifs de consultations des comptes sur internet, ceux des alertes SMS ou des prélèvements diminuent... en revanche, le prix des cartes de paiements, notamment à débit immédiat, augmente encore très vite. Tout comme les assurances "perte ou vol". Ou les commissions d'interventions, c'est-à-dire les frais imposés lors de rejet d'un chèque ou d'un virement.Viré. La crise fait tomber, une nouvelle fois, un gouvernement en Europe. Très large victoire de la Droite espagnole, hier. "Nous allons faire la guerre à la crise" affirme Mariano Rajoy, futur chef du gouvernement espagnol.

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