C'est en fin de semaine que se tiendra, à Pittsburgh aux Etats-Unis, le 3ème Sommet du G20 consacré à la crise". Le premier Sommet (c'est à Washington, en novembre 2008) avait permi de dresser le constat: repérer les dégâts causés, établir la liste des causes (et donc des réformes à mener) pour, au final, "attendre". Attendre que George Bush laisse la place à son successeur. Au G20 de Londres (en avril dernier), Barack Obama était bien là, et du Sommet, on a retenu, surtout, les mesures prises contre les paradis fiscaux: la création d'une "liste noire", devenue quasi-instantanément "grise", et qui se blanchit, aujourd'hui, à vue d'oeil sans qu'on soit, encore, vraiment convaincu, que les choses ont changé. Après les "paradis fiscaux de Londres" le G20 de Pittsburg promet, lui (jeudi et vendredi) d'être le "Sommet des bonus"... les bonus des traders, dans les banques! La France, l'Europe en font une affaire centrale: "le moyen de montrer à l'opinion publique que les choses changent", explique-t-on à Paris. Les Américains refusent toute idée de "'plafonnement" de ces bonus. Les Européens, eux, n'en font plus -c'est clair- un "point dur" de la négociation, mais s'en servent, semble-t-il, comme d'un levier pour toute le reste des discussions. Car les autres thèmes du G20 sont nombreux. Très nombreux. Sur le site Internet du Trésor britannique, un tableau récapitule l'état d'avancement, une à une, des 92 pistes de réformes lancées. Et que Pittsburgh doit renforcer. L'impasse, dans laquelle se trouve la réforme du FMI, saute aux yeux dans ce document. Mais aussi la question centrale du renforcement du contrôle des banques: voilà (peut-être) le vrai point d'achoppement aujourd'hui entre l'Europe et les Etats-Unis... sur fond de bataille autour des normes comptables, différentes selon qu'on est d'un côté ou de l'autre de l'Atlantique. Ca paraît compliqué, comme ça, mais un banquier résumé pour nous: "c'est comme si on disait que tout le monde doit être à 20°, mais on ne dit pas si c'est en Farhenheit ou en Celsius". Le G20 de Pittsburgh sera aussi une question de thermomètre! Le "bonus écologique automobile" va devenir moins intéressant! C'est une information du journal "Les Echos", ce matin. Le gouvernement aurait décidé de réduire le "bonus écolo", à partir de l'année prochaine. Le dispositif coûte cher aujourd'hui, parce que les habitudes d'achats ont rapidemment changé. Les ventes de voitures dites "propres" explosent. Et les délais de livraisons s'allongent. La prime devrait, du coup, passer de 1000 à 700 euros pour les voitures émettant moins de 95 grammes de CO2 au kilomètre. De 16 à 18. . Autre info dans les Echos: le forfait hospitalier. La décision est prise, affirme le journal: il va passer de 16 à 18 euros. "Un buzz énorme dans la communauté financière"! C'est ainsi qu'Eric Woerth qualifie l'effet provoquée par sa liste des 3 mille Français, fraudeurs du fisc, qui cachent de l'argent en Suisse. Selon le ministre du Budget, son ultimatum fonctionne: la cellule de régularisation de Bercy reçoit désormais "50 coups de fil par jour" dit-il... mais sans préciser, si à chaque fois, l'appel aboutit au rapatriement des fonds. En France.

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