C'est un nouvel épisode du long feuilleton qu'on pourrait appeler "les banques contre les peuples". Le "pitch" est connu: les grandes banques, souvent américaines, sont accusées de jouer contre les pays en difficulté de la zone euro (la Grèce, en première ligne). Elles multiplient les "coups tordus" pour les faire chuter. Et ce sont les peuples qui paient les conséquences, avec des plans de rigueur de plus en plus difficile à vivre. En version "libérale sous titrée", on ne nie pas les "coups tordus", mais on rappelle que les difficultés de la Grèce, de l'Irlande et du Portugal, sont d'abord structurelles. Et la faute revient à leurs dirigeants. Ca, c'est donc la toile de fond de l'histoire. Le dernier épisode en date, c'est la découverte d'un mail... un mail qui a rendu fou furieux le ministre grec des Finances. Georges Papaconstantinou se bat depuis plusieurs semaines pour expliquer que "non, en dépit des rumeurs insistantes sur les marchés, son pays ne s'apprête pas à restructurer sa dette". La "restructuration", c'est une horreur pour les investisseurs; ça signifie, que sous une forme ou sur une autre, ils vont perdre de l'argent, alors que jusqu'ici, avec les plans de sauvetage imaginés, ce sont plutôt les contribuables qui ont été mis à contribution. "Pas de restructuration" répète, donc Athènes, mais voilà, la rumeur persiste, se faufile. Insaisissable... jusqu'à la découverte de ce mail. Un message envoyé à des opérateurs de marchés et à des hommes d'affaires. Un mail signé, apparement, par un employé d'une grande banque américaine, Citigroup, et dans lequel il est évoqué la possibilité d'une restructuration de la dette grecque "dès ce week-end"! Les autorités auraient décidé de profiter du long week-end de Pâques, pour organiser l'opération. L'auteur du mail n'est pas affirmatif, il parle lui-même de "rumeurs", qu'il relait, donc, auprès de ses clients. Ce qui permet à Citigroup de dire qu'il n'y a pas "violation de la Loi". Mais le gouvernement grec voit évidemment les choses autrement: pour lui, c'est ce genre de messages qui alimente la panique, et fait grimper les taux d'intérêt: plus de 14% désormais: un record. Le département de criminalité électronique du parquet d'Athènes est, désormais, chargée de remonter la piste. A la recherche, sans doute vaine, de l'origine précise de cette rumeur. Apple devient le premier fabricant mondial de téléphones portables. Et ce, avec un catalogue réduit à un seul appareil, l'iphone. Apple en a vendu plus de 18 millions au premier trimestre de cette année. Chiffres publiés, hier soir. En volume, c'est Nokia, le leader mondial, qui reste largement en tête (6 fois plus de ventes) mais en valeur, c'est-à-dire en prenant en compte, le prix de l'appareil, c'est Apple qui l'emporte. Et qui confirme son statut de "machine à cash": ses bénéfices globaux bondissent de 95%, en ce début 2011. Soit 2 milliards de dollars de profits, par mois. Livret A. Effet mécanique du retour de l'inflation, et de la hausse des taux d'intérêt: la rémunération du Livret A devrait augmenter prochainement. Les Echos, ce matin, évoque un passage de 2% aujourd'hui, à 2,25 voire 2,5% au 1er août. 1,46. L'euro à 1 dollar 46: au plus haut depuis 16 mois.

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