Il existe au moins 3 façons de parler de la filière nucléaire française. La première veut qu'on file, jusqu'à l'user, la métaphore footballistique. On parle, alors, de "l'équipe de France du nucléaire". De son échec -ridicule, mais sans autocar- en décembre 2009, à Abou Dhabi, un immense contrat perdu, au profit d'un "petit poucet" (la Corée). On peut encore parler de la question du "capitaine" de cette équipe, etc, etc. Il a aussi -2ème méthode-, la façon "soap opéra" de raconter les enjeux de ce secteur. Là, on ramène tout à la seule question des personnes: Henri (Proglio), pédégé d'EDF, veut de débarrasser d'Anne (Lauvergeon), la patronne d'Areva. Il a le soutien, pour cela, de Nicolas (Sarkozy). Mais pas forcément celui de François (Fillon). En embuscade, Patrick Kron, le pédégé d'Alstom, poussé par son premier actionnaire, Martin (Bouygues), ami de Nicolas, tente d'avancer ses pions. Tout comme Gérard (Mestrallet), le patron de GDF-Suez. Et puis, il y a la 3ème manière de raconter, la "sérieuse": celle qui renvoit à un secteur -qu'on le veuille ou non, qu'on l'aime ou pas- stratégique pour la France. Hier, à l'Elysée, s'est tenu ce qu'on appelle un Conseil de politique nucléaire, présidé par le Chef de l'Etat. Son objectif: mettre fin à la pagaille qui règne dans la filière depuis 2 ans au moins. Et, donc, tirer les leçons de l'échec d'Abou Dhabi. 2 sont retenues. D'abord, à l'étranger, il ne faut voir qu'une seule tête. EDF devient, clairement, le "chef de file" pour tous les contrats d'envergure (où le client demande une offre globale). Pour les autres, Areva reste libre de s'allier avec qui bon lui semble. 2ème leçon retenue: élargir l'offre française. "Personne ne peut remporter de contrat avec un seul produit à son catalogue, aussi beau soit-il" avait lâché, il y a 2 ans Henri Proglio, le patron d'EDF, pour dénoncer la politique du "tout-EPR" d'Areva. Depuis hier, au moins 2 nouveaux modèles de centrales sont lancés: un réacteur de 3ème génération à construire avec les Chinois, et un autre réacteur de moyenne puissance, l'Atméa, qui a le mérite d'impliquer GDF-Suez, et d'être, à l'avenir, expérimenté dans la Vallée du Rhône, chère à Eric... Besson, le ministre de l'Industrie. Si on ajoute les décisions d'hier, concernant l'avenir de la filière minière d'Areva, on peut dire qu'au final, il y a en pour tout le monde. C'est pas forcément plus clair. Mais ça se veut plus efficace. Le prix du gaz va augmenter, le 1er avril prochain. Information du Figaro, ce matin, qui affirme que cette hausse devrait être de l'ordre de 5%. Près de 11 millions de foyers français sont concernés. Le prix du gaz avait été gelé par le gouvernement, jusqu'au 1er janvier. Et voilà, donc, que dès la première occasion, en vertu du système de révision trrimestrielle des tarifs, le mouvement repart à la hausse. En 1 an, si l'augmentation d'avril prochain est confirmée, le prix du gaz aura augmenté de 20%. Retour. Total et Vinci rapatrient leurs salariés français, expatriés en Libye. Ainsi que leurs familles. La révolte libyenne, violemment réprimée, provoque, également, une "poussée" des cours du pétrole brut. A plus de 105 dollars le baril.

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