C'est Anders Borg, le ministre suédois des Finances, qui a été le plus clair, hier au petit matin, en sortant d'une négociation de plus de 14 heures avec ses homologues européens: "les Grecs vivent toujours une tragédie, mais au moins leurs problèmes ne menacent plus la reprise économique dans le reste de l'Europe". Voilà traduit, plutôt crûment, l'objectif de l'Accord trouvé hier à Bruxelles: sauver la zone euro mais pas forcément la Grèce. Moins cyniquement, il s'agit de se donner du temps. Le temps nécessaire pour construire un nouveau "pare-feu", c'est-à-dire le temps de se doter de nouvelles protections contre les problèmes à venir: l'histoire (de cette crise de la zone euro) n'est, donc, pas finie. Ce "pare-feu" passe par le MES, le Mécanisme Européen de Stabilité (voté, hier, à l'Assemblée nationale) mais pas seulement. On doit encore renforcer les moyens du FMI, en sollicitant l'aide des pays émergents et enfin, obtenir de l'Allemagne, un nouvel effort financier. Mais quand ce montage sera, enfin, obtenu, alors l'Europe pourra faire face à la vague suivante, c'est-à-dire un "dérapage" italien, une "sortie de route" espagnole. Ou un défaut grec. La Grèce qui, malgré les 237 milliards d'euros débloqués hier est encore loin d'être sauvée. C'est un document officiel qui le dit d'ailleurs: le rapport de ce qu'on appelle la "troïka": ces experts de la Commission européenne, de la Banque Centrale Européene et du FMI, qui sont chargés d'ausculter les comptes grecs. Dans leur rapport donc, remis aux autorités européennes, juste avant la négociation de lundi soir, ils soulignent les risques "considérables" de dérapage qui subsistent en Grèce. Pour faire court, l'objectif affiché de ramener le déficit public grec, autour de 120% du PIB en 2020 reste très alératoire. Parce qu'il est basé sur des prévisions de croissance optimistes. Parce qu'il est basé sur une sous-estimation des besoins de refinancement des banques grecques et, (à l'inverse) sur une surestimation du produit des privatisations, réclamées. Dans un scénario noir (décrit, officiellement), le déficit grec, dans moins de 10 ans, pourrait se fixer, en fait à 160% du PIB, soit, grosso modo, son niveau actuel. Mais après l'injection, au total de plus de 310 milliards d'euros d'aide, et d'une austérité renforcée. Les Allemands appellent ça un "puits sans fond".

PSA + GM. PSA est en train de négocier un Accord stratégique avec le géant américain General Motors. L'nformation de la Tribune.fr est confirmée en partie par Peugeot Citroën, qui parle de "projets de coopération ou d'alliance", mais sans citer le nom de General Motors, ou d'Opel, sa filiale européenne. Il ne s'agirait pas d'une fusion des 2 entreprises, mais d'un rapprochement pour fabriquer des automobiles et des pièces détachées. Et ce ne serait pas forcément une bonne nouvelle pour l'emploi: Opel, comme PSA, sont "en surcapacité" de production, en Europe.-0,4% L'inflation en France, publiée il y a quelques instants, par l'INSEE. En janvier, les prix ont reculé de 0,4%. L'effet "soldes", mais avalé, compensé, en partie, par la hausse des prix de l'énergie, carburant en tête. L'inflation, sur un an, reste en hausse: +2,3%.200 mille de perdus. Les profits de France Telécom/Orange en 2011, eux aussi rendus publics, il y a quelques instants. Ils sont en baisse de 20%, à 3,8 milliards d'euros. Avec l'arrivée de Free mobile, Orange affirme avoir déjà perdu plus de 200 mille abonnés.

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