La ficelle est un peu grosse -se relancer, après une défaite électorale, en tapant sur les banques, très décriées par l'opinion publique- mais Barack Obama a frappé un grand coup, hier, en décident de s'attaquer à Wall Street. Goldman Sachs, la grande banque d'affaires de New York Street venait de publier, le matin même) des bénéfices record pour 2009... plus de 12 milliards de dollars (supérieurs à ceux de 2007, c'est-à-dire comme si la crise n'avait jamais eu lieu). La banque venait d'avouer, dans même mouvement, une augmentation sans prédécent des rémunérations de ses collaborateurs... de ses traders et de ses dirigeants (16 milliards de dollars, au total... salaire et bonus compris)... eh bien, c'est quelques heures, à peine après ces annonces, que le président américain révélait ce qui constitue, peut-être (et si le processus, évidemment, va à son terme, ce qui n'est pas gagné) les plus importantes mesures prises contre les dérives du système bancaire. Joseph Stiglitz, le Prix Nobel d'économie, jamais avare de critiques, parle d'un "grand pas en avant". Pourquoi? Parce que Barack Obama décide se s'attaquer au fameux "too big to fail"... trop grande pour disparaître... un principe (de réalité) qui a obligé les Etats a sauver les banques, mêmes celles qui avaient commis les pires fautes. Une des solutions sur la table était de couper en 2 les banques. En leur interdisant de cumuler activités sur les marchés financiers et activites de banques de détail. C'était une sorte de retour en arrière, puisque c'était la règle, avant. Ce qui a été retenu finalement, est plus subtile (un peu plus complexe à expliquer) mais tout aussi efficace, si on en croit les spécialites: il s'agit de limiter ce qu'on appelle les "activités de trading des banques pour compte propre". Vous avez décroché: mais -pour faire très court- il s'agit d'interdire aux banques de spéculer avec leur proopre argent. C'est une activité très lucrative, mais très risquée. Elle est aussi très opaque: on frôle parfois, dit-on, le conflit d'intérêts: la banque pouvant entraîner ses clients dans des opérations qui sont, avant tout, rentables pour elle! C'est, enfin, dans ses activités que sont distribués les plus gros bonus. Chez Goldman Sachs (on y revient), cette activité a rapporté 30 milliards de dollars, l'année dernière. 2 tiers de ses revenus! La Belgique revît le "cauchemar Vilvorde". C'était en 97, la fermeture d'une usine Renault. L'histoire se répète. Hier, c'est Opel qui a annoncé la fermeture définitive de son usine belge d'Anvers. 2 600 salariés vont être licenciés. Sans compter l'impact sur les sous-traitants. En Belgique, on parle d'un drame social et d'une catastrophe pour l'industrie du pays. Au total, Opel en Europe, veut supprimer dans les prochains mois, plus de 8 000 emplois. Google, en pleine forme. Malgré la crise, son bénéfice a fait un bond de 54% en 2009. A plus de 6 milliards de dollars de bénéfice. Le salaire, mais pas la casquette. Henri Proglio, a donc, annoncé, hier, qu'il renonçait à ses indemnités de Véolia. Il conserve, en revanche, sa fonction de président du Conseil d'administration, sorte d'activité bénévole, désormais, qu'il va cumuler avec la présidence exécutive d'EDF.

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