"On est la risée de la presse internationale, on passe pour des rigolos. Guillaume Pépy doit démisionner". C'est la députée socialiste Valérie Rabault qui a poussé au plus fort, hier, la polémique sur les "rames trop larges" de la SNCF. "Elle est totalement hors-sujet, et commence bien mal son boulot de Rapporteure gérérale du Budget" commente un député UMP de la Commission des Finances. Au sein du groupe PS, à l'inverse, certains approuvent sa sortie contre le président de la SNCF: "cette histoire est stupéfiante, incompréhensible pour les gens. Tout y est: des technocrates déconnectés des réalités, un système qui ne fonctionne pas". Puis, l'argument habituel -et passe-partout-: "au moment où on demande des efforts aux Français, il faut être irréprochable". C'est le problème de ce genre de polémique, on s'éloigne assez vite du coeur du sujet. Et ceux qui y ramènent deviennent inaudibles. Car la question au fond est bien celle-ci: n'est-ce pas une bonne idée d'acheter des trains plus larges, qui améliorent le confort des passagers et qui facilitent, aussi (parce qu'au niveau des quais, sans marche à franchir) l'accès des personnes handicapées ou plus bêtement encore, de personnes chargées de bagages, qui ne sont pas rares dans les gares et les trains! Quand on a dit ça, l'affaire n'est plus celle de trains trop larges... mais de "quais trop petits" des quais anciens, qui ne sont plus aux normes d'aujourd'hui, et notamment aux standards internationaux alors que pointe l'ouverture à la concurrence. Bref, des quais qu'il aurait fallut, tôt ou tard, rénover. La "bourde" n'est donc pas d'avoir choisi de tels trains, mais (1) ne pas avoir détecté, immédiatement, les conséquences d'un tel achat pour le réseau. Et (2), de ne pas avoir déterminé qui allait payer la facture. La commande des trains date de 2009. Mais ce n'est qu'en 2011 que le problème est détecté. On découvre alors que RFF, le gestionnaire du réseau ne possède aucune données précises sur ses quais: "rien d'anormal, puisque jusqu'ici la question de la largeur des trains ne s'était jamais posée" explique-ton aujourd'hui à RFF. L'évaluation est, finalement, réalisée, et les travaux commencent. Commence aussi un jeu de ping-pong, ou plutôt un dialogue de sourds entre les différentes parties: RFF ne veut pas payer parce que "ce n'est pas lui qui a passé commande". La SNCF et les Régions estiment, elles, que c'est au gestionnaire du réseau de mettre à jour ses voies et ses quais. Ca traîne comme ça depuis 2011 et c'est parce que les Régions ont découvert, récemment, que RFF -en douce!- allait tenter de "faire passer" les 50 millions de travaux sur ce qu'on appelle la "redevance de quais" que le Canard enchaîné a été, opportunément, informé. Est-ce que la réforme ferroviaire annoncée évitera à l'avenir ce genre d'histoire? Oui, parce que RFF et SNCF seront rapprochés mais on se dit, quand même, qu'un dialogue normal entre les uns et les autres aurait suffit

Mieux. Les offres d'emplois pour les cadres sont en hausse. +5% le mois dernier, selon l'Apec, l'Association pour l'Emploi des Cadres. C'est dans le marketing, le commercial et l'informatique que les offres affluent..Fait. PSA a bouclé son augmentation de capital, hier. Près de 2 milliards d'euros. La demande globale du public a été forte, un taux de souscription de 145%. C'est le signe que, malgré les difficultés, la confiance dans l'entreprise est toujours là. Au capital désormais, le Chinois Dongfeng, l'Etat français et la famille Peugeot détiennent, chacun, 14% de PSA.

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