C'est un ministre britannique qui a raconté, un jour, cette blague: "qu'y-a-t-il de différent entre un chat retrouvé mort sur le bord d'une route, et un banquier qu'on découvrirait dans les mêmes circonstances?" Réponse: "pour le chat, il y a des traces de coups de frein!". On peut adapter, évidemment, cette très mauvaise blague à beaucoup d'autres professions (huissier, contrôleur des impôts ou journaliste...), mais tout le monde admettra que, depuis la crise financière, ce sont bien les banquiers qui ont beaucoup à se faire pardonner. Ils ont une réputation à reconstruire. Une image à corriger. Et précisément depuis quelques semaines, les banques françaises s'y emploient. A grand renfort de publicités. Il y a d'abord eu la Caisse d'Epargne: "la banque... nouvelle définition" dit le slogan. Adieu l'Ecureuil ringard... place, sur les affiches ou les spots télé, à un grand décor tout blanc, où tout est à refaire. A chaque fois, une définition. Le système bancaire? "Un ensemble de rouages qui ne peut plus fonctionner comme avant". La confiance? "Premier capital qu'un client doit pouvoir investir dans sa banque". Qu'on se le dise: aujourd'hui, les banques françaises vantent les relations avec leurs clients! C'est criant, encore, avec le nouveau spot de la Société Générale, diffusé depuis samedi dernier. Il est déroutant, parce qu'il faut attendre la toute fin pour comprendre de quoi, et de qui on parle: ça commence par des images d'un match de rugby, puis on se retrouve au milieu des salariés d'une PME, on voit ensuite une mère qui s'effondre, dans les bras de son mari, apprenant une mauvaise nouvelle. On tombe enfin sur des manifestants altermondialistes qui -incroyable!- arrivent à faire reculer la police. A la fin, le slogan: "Développons ensemble l'esprit d'équipe!": c'est beau comme de la pub. A la Société Générale, on explique que cette campagne est la dernière phase lancée d'un plan bien plus vaste de "reconstruction" de la banque. Après la crise, après Kerviel. On va soigner notre "relation-client", jure-t-on, ici aussi. Et on le reconnaît, le travail ne fait que commencer. Pour qui votent les sympathisants des syndicats? C'est le journal Liaisons sociales qui a commandé ce sondage à Harris interactive. L'idée, lui est sans doute venue, après la révélation de plusieurs candidatures "Front National" portée par des délégués syndicaux. Alors quelle est la vérité des urnes? Selon cette enquête: les personnes interrogées, se disant proches d'un syndicat, votent moins FN que le reste de la population. 9% déclarent avoir choisi un candidat frontiste contre 15%, en moyenne nationale. C'est chez les sympathisants Force ouvrière qu'on vote le pluss pour le parti de Marine le Pen. Autre constat: les électeurs proches des syndicats votent plus à gauche que le reste des Français: 64% ont choisi un candidat socialiste, Front de gauche, écologiste ou divers gauche. Le PS fait un carton -50% des votes- à la CFDT. Crise zone euro, suite. Le Portugal (parce qu'une crise politique pointe), et l'Irlande (en raison de l'état de ses banques) inquiètent à nouveau la zone euro. Hier, elle a doté son futur Fonds de secours de 700 milliards d'euros.

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