C'était à Bercy, la semaine dernière. A l'occasion d'une conférence sur l'avenir des PME. 2 patrons d'établissements financiers, qui se trouvent être, également, 2 anciens secrétaires généraux adjoints de l'Elysée (ce n'est évidemment pas d'un hasard, ces carrières-là commencent souvent dans les cabinets ministériels ou présidentiels) participent au débat. Et très vite, leurs échanges virent à l'aigre-doux. Augustin de Romanet et François Pérol (puisqu'il s'agit d'eux), tout en gardant le sourire, se balancent à figure quelques amabilités, à propos du sujet qui agite le secteur bancaire français, en ce moment: l'avenir du Livret A. "Je travaille pour l'intérêt général, moi" dira le patron de la Caisse des Dépôts (Romanet), "je n'ai pas, moi, à occuper des salariés trop nombreux" sous-entendra le patron du groupe Banques Populaires Caisses d'Epargne (Pérol). Cet extrait de la passe d'armes résume, finalement, assez bien, le débat en cours. Débat qui ouvre la "phase 2" de la réforme du Livret A. La première a commencé le 1er janvier 2009, avec la fin du monopole de distribution du Livret A. Depuis cette date, toutes les banques peuvent le proposer à leurs clients. Après plus d'un an d'une bataille, on s'aperçoit, finalement, que le marché n'a pas été fondalementalement bousculé: les Caisses d'Eparge, le Crédit Mutuel, la Poste ont un peu perdu, mais pas beaucoup. Les banques commerciales ont un peu gagné, mais elles notent, que souvent, il s'agit d'argent qu'elles avaient déjà dans leurs comptes: leurs clients sont simplement passé d'un produit d'épargne à l'autre. Bref, c'est un peu le statu quo, d'où cette nouvelle bataille, qui a démarré avec la volonté du gouvernement de revoir un autre pan du système: la centralisation de l'argent du Livret A (et celui des LDD, les Livrets de Développement Durable). Dit plus simplement, la question, c'est: "qui doit gérer l'argent déposé par les détenteurs de Livrets"?. La Caisse des Dépôts dit: "c'est chez moi évidemment que l'argent doit aller. Parce qu'il sert à financer le logement social, c'est une priorité d'intérêt public. Et il en a toujours été ainsi". "Non, il doit rester (pour moitié) chez nous", disent les banques commerciales, parce que la Caisse des dépôts n'a pas besoin de tout cet argent pour remplir ses missions et, aussi parce que c'est nous qui finançons les entreprises. Donc, l'économie. Et donc, l'emploi. Voilà comment se pose la question. Le gouvernement doit y répondre dans les prochaines semaines, et ce n'est pas une petite question. L'encours des livrets A et LDD est estimé à 260 milliards d'euros. Bougez une décimale après la virgule... et ce sont des milliards d'euros qui passent d'une banque à l'autre! Une affaire "géante" de délits d'initiés, à Wall Street. On n'en sait pas grand chose encore, si ce n'est qu'elle pourrait être la plus importante de toute l'histoire américaine. La SEC (le gendarme de la Bourse, aux Etats-Unis), le FBI et la justice américaine s'apprêtent à lancer des poursuites, selon le Wall Street Journal, contre des dizaines de consultants, d'analystes, de banquiers d'affaires et d'opérateurs de Fonds spéculatifs. Ils auraient empoché, en divulgant ou en utilisant des informations censées rester confidentielles, des dizaines de millions de dollars de profits illégaux. L'enquête dénonce une véritable "culture du délit d'initié, sur les marchés financiers, aux Etats-Unis". Aide à l'Irlande. L'Irlande devrait recevoir entre 80 et 90 milliards d'euros d'aide. C'est, hier soir, que Dublin s'est, finalement, résolu à demander, officiellement, l'aide de l'Union européenne et du Fonds Monétaire International. L'ugence, c'est assurer la survie des banques irlandaises. Ce plan de soutien se double de vastes mesures d'austérité.

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