Impossible d'être catégorique: hier soir, beaucoup de téléphones sont restés en mode "messagerie", et personne n'a rappelé pour permettre de confirmer cette impression. Mais elle est tenace et demeure, ce matin: on dirait bien qu'on assiste à une véritale bataille, en ce moment, entre la direction d'Areva et le gouvernement. Bataille, autour de l'ampleur du plan d'économies qui doit être annoncé, mi-décembre. Depuis quelques temps, on sait qu'Areva prépare des mesures, pour l'Allemagne, peut-être pour la Belgique. Le "début de l'après-Fukushima" dit-on: malheur à ceux qui ferment leurs centrales! Mais pour la France, le doute subsistait. Les syndicat-maison se disaient plutôt confiants et, hier matin à la télé, le ministre de l'Industrie confirmait: "je ne pense pas qu'il puisse y avoir en France, en ce moment, des suppressions d'emplois chez Areva" a dit Eric Besson. De la part de l'actionnaire principal du groupe nucléaire -87% du capital-, ça vaut "validation". Sauf qu'en fin de journée, l'Agence France Presse, tenant l'information "de sources proches de dossier", annonce qu'Areva prévoit, en fait, entre mille et 1.200 suppressions d'emplois en France. L'AFP dit s'appuyer sur un document interne, et le prouve: les détails qu'elle publie sont nombreux. On se dit, du coup, qu'on si avait voulu contester le ministre (lui forcer la main, peut-être), on ne s'y serait pas pris autrement. Areva a, finalement, démenti en partie. Mais, piqué au vif, Eric Besson a répété, lui, hier soir, ce qu'il disait le matin ("pas de supression de postes chez Areva"), et François Baroin, son "supérieur" -ministre de l'Economie et de l'Industrie- convoque, cet après-midi, Luc Oursel, le patron d'Areva. Sans doute, lui dira-t-il, que dans le contexte actuel (la crise bien-sûr, et l'élection qui vient), les plans sociaux ne sont pas opportuns, dans un groupe public. C'est le sens d'ailleurs d'un communiqué, publié hier soir, par Bercy. Un communiqué qui, grosso modo, demande à Areva de réaliser les économies nécessaires mais hors de France. Sans doute, François Baroin expliquera-t-il aussi, tout à l'heure, au patron d'Areva que pour le gouvernement aujourd'hui, il serait très délicat de devoir assumer des suppressions d'emplois dans la filière nucléaire. Alors même qu'il accuse le Parti Socialiste et les Verts, de préparer son démentèlement.

ISF. L'Impôt de Solidarité sur la Fortune rapporte plus que prévu. 10% de plus, selon les Echos, ce matin. L'ISF devrait rapporter, au total, 4,2 milliards d'euros, cette année, et ce, en dépit de la suppression de la 1ère tranche d'imposition. C'est une bonne nouvelle pour les caisses de l'Etat évidemment, mais elle signifie, aussi, que la réforme, votée en juin dernier et applicable à partir de l'année prochaine, pourrait coûter plus cher que prévu. Dit autrement, le "cadeau fiscal" accordé aux ménages les plus aisés sera plus important que ce que le gouvernement annonçait.Gazole. Le gazole, à la pompe: au plus haut depuis 3 ans. On frôle 1 euro 40, le litre. C'est notamment l'hiver qui explique cette hausse: le gazole est proche du fuel. Et le fuel est très demandé, en ce moment. Résultat: les prix grimpent!

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