Jacques Attali encore ce matin, un spécialiste de la bourse hier. Tous le disent : un placement garde la tête "hors de l'eau", en pleine tempête financière : c'est le Livret A ! Et avec lui évidemment, ses frères jumeaux ou ses cousins éloignés de l'épargne dite "réglementée": le Livret Bleu ou les Livrets de Développement durable (l'ancien Codevi). La bourse... le CAC 40... perd plus de 20% depuis le début de cette année (et personne ne prévoit un rebond durable avant un bon moment), le marché immobilier se retourne, mais lui, le Livret A, affiche crânement un rendement de 4% net d'impôt qui plus est, puisque la nouvelle taxe créée pour financer le RSA, il y échappe, également (quand on a la baraka, on l'a jusqu'au bout)! Résultat : les ouvertures de Livret A se multiplient. La Banque postale en a ouvert plus de 350 mille depuis le début de cette année (en fait, au premier semestre): c'est 60% de plus en 1 an. L'encours, lui (le total de l'argent déposé sur les Livrets) progresse de presque 10% ! C'est cet engouement (qui devrait -on peut prendre les paris- se maintenir et même s'accentuer, avec les événements de ces derniers jours), c'est cet engouement qui explique la lutte encore feutrée mais bientôt acharnée qui commence entre les banques, puisque la Poste, les Caisses d'épargne et le Crédit Mutuel vont perdre le monopole de la distribution de Livret A. Les banques commerciales -en manque d'argent- lorgnent donc sur cette fantastique cagnotte : 150 milliards d'euros, au total. C'est une belle revanche pour Livret A... l'épargne de papa. La crise financière et le Plan de sauvetage des banques. Le secrétaire américain au Trésor, a redit, hier, qu'il y a "urgence". Henry Paulson affirme que les marchés du crédit aux Etats-Unis restent bloqués - autrement dit, qu'on n'est toujours pas à l'abri d'une nouvelle faillite bancaire. Malgré les réticences, il invite donc le Congrès américain a adopter au plus vite son Plan de sauvetage, estimé entre 700 et mille milliards de dollars. A Wall Street, les 2 dernières banques d'affaires "survivantes", Morgan Stanley et et Goldman Sachs changent de statut pour se mettre à l'abri. En Asie, les places boursières étaient "dans le vert" à l'ouverture, ce matin. La croissance économique sera "molle", l'année prochaine. Après 1% maximum, cette année. C'est Christine Lagarde qui l'affirme. La ministre de l'Economie se veut "ni euphorique, ni catastrophiste". Elle pense que le "pire" a été évité avec la crise financière, que le système bancaire français est solide. En revanche, la ministre prévoit "plusieurs mois difficiles" pour la conjoncture économique. Le "feuilleton" Alitalia : suite. Et bientôt... fin. La compagnie aérienne, à quelques jours maintenant de la faillite, lance aujourd'hui un appel d'offre. L'annonce (on n'ose la "petite annonce" puisqu'elle sera aussi relayée par la presse italienne et étrangère) invite les éventuels repreneurs intéressés à se présenter avant le 30 septembre prochain.

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