Une chronique de Régis Lachaud. ___ On parle beaucoup, depuis deux semaines, du plan de relance gouvernemental et de ses 26 milliards d'euros dépensés pour limiter les effets de la crise économique et financière. On parle moins des 388 millions d'euros d'économies budgétaires réalisées l'an prochain par l'Etat grâce à des réductions d'effectifs record inscrites dans le budget. 2009 sera en même temps l'année de tous les déficits publics et la première année où le gouvernement appliquera le slogan qu'on entend maintenant depuis 2002, "un départ en retraite sur deux de fonctionnaires non remplacé..." D'un côté, 80 milliards d'euros de pertes pour le seul budget de l'Etat, du fait de la récession qui implique à la fois de financer les dépenses prévues par le plan de relance et de subir une baisse des recettes fiscales. De l'autre, 776 millions d'euros d'économies inscrites dans ce même budget de l'Etat pour chiffrer le gain financier, lié à ces réductions d'effectifs. Dès l'instant où Nicolas Sarkozy a promis d'en rendre la moitié en pouvoir d'achat aux fonctionnaires en place, le gain réel se chiffre donc à 388 petits millions, pour exactement 30 600 postes de fonctionnaires supprimés. Et pourtant, le président de la République continue, dans ses discours, de vilipender les entreprises privées qui dégraissent, ferment des usines ou délocalisent leurs activités. Selon l'Insee, l'économie française perdra près de 170 000 emplois au premier semestre 2009 - tous secteurs confondus. La principale information, ce matin, est un rendez-vous. Les négociations sur la nouvelle convention Unedic pour les années 2009 à 2011 devraient être bouclées aujourd'hui. Les syndicats demandent un élargissement du nombre de chomeurs indemnisés (actuellement à peine un sur deux). De son côté, le patronat souhaite mettre en place une baisse des cotisations en cas d'excédent financier de l'assurance chomage. L'année 2008 devrait se solder par un excédent de 4 milliards et demi d'euros pour l'Unedic. Syndicats et patronat ont décidé hier de prolonger les négociations sur la formation professionnelle, malgré les pressions du gouvernement. N'ayant pas réussi à boucler un accord hier soir, les partenaires sociaux ont convenu de se revoir le 6 janvier. Le Parlement a définitivement adopté hier le collectif budgétaire 2008, avec un déficit augmenté à 51,4 milliards d'euros. Le texte contient notamment le volet fiscal du plan de relance de 26 milliards d'euros annoncé le 4 décembre dernier par Nicolas Sarkozy. 8,6 milliards d'euros. C'est l'estimation des ventes d'armes que devraient signer aujourd'hui au Brésil Nicolas Sarkozy et Lula. Le président brésilien pourrait notamment acheter quatre sous marins à DCNS pour plus de 5 milliards. Peugeot constate un redressement de 20% de ses ventes depuis quinze jours, notamment pour les petits modèles économes en énergie. Une première conséquence de la prime à la casse de 1000 euros, selon le constructeur français qui l'a étendue aux modèles agés de plus de huit ans. Et puis, Toyota au Japon pourrait changer de président en avril prochain, selon le quotidien "Asahi". Le numéro un mondial de l'automobile a annoncé hier la première perte d'exploitation de son histoire - un déficit d'exploitation d'1,2 milliards d'euros pour l'année fiscale qui va d'avril 2008 à mars 2009.

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