C'est une tradition: chaque année, un peu avant Noël, Klaus Schwab, le fondateur et le président du Forum Economique de Davos, fait un rapide passage à Paris. Son habitude: il donne rendez-vous aux journalistes au Cercle de l'Union Interalliée, rue du Faubourg Saint Honoré. L'invitation précise, donc, que dans ce lieu "le port d'une veste et d'une cravate est obligatoire. Le jean est interdit. Comme l'usage du téléphone portable, dans les parties communes". Dehors, des gens bien mis font leurs courses, dans les boutiques chics du quartier. A l'entrée du Cercle, un immense et splendide sapin de Noël. A l'étage, Klaus Schwab, dans un français parfait, teinté d'un accent suisse alémanique, salue ses invités. Champion "toutes catégories" des mondanités, il arrive avec vous faire croire qu'il sait parfaitement qui vous êtes, et, surtout, que vous êtes aussi important que les 30 à 40 chefs d'Etat et de gouvernements, qu'il accueillera dans un mois, à Davos, pour son célèbre "Forum". 200 ministres du monde entier seront également présents. Un millier de chef d'entreprises. Ce sera, sans doute, la plus forte affluence de toute l'Histoire du Forum économique. Seuls les Chinois, peut-être, manqueront à l'appel: ils seront alors en pleines festivités de leur Nouvel An. Klaus Schwab, en tout cas, rappelle le principe: personne n'est payé pour sa prestation, à Davos. Et, à part quelques exceptions (comme Jean-Claude Trichet), les "ex", les anciens patrons ou dirigeants politiques, ne sont pas invités (malheur aux déchus!). Du coup, pas besoin de poser la question: DSK n'y sera pas! Les organisateurs aimeraient bien qu'on parle d'autre chose, mais ils le savent: c'est, évidemment, la crise qui sera, dans un mois à Davos, sur toutes les lèvres, et de toutes les conversations. Klaus Schwab dit, d'ailleurs, regarder avec une "grande tristesse" l'Europe se disloquer, mais il explique: "cette crise n'est pas un problème de dette, mais bien de compétitivité. Les écarts, en Europe, sont trop grands". Klaus Schwab rappelle que l'année dernière, il avait parlé d'un "nouveau mai 68" à venir. "Les printemps arabes m'ont donné raison", dit-il aujourd'hui. Cette année, il trouve que le monde est en état de "burn out", d'épuisement total. "Ca va des plus haut dirigeants, aux citoyens", dit-il. Avant de conclure, dans un sourire: "Davos 2012 sera une sorte de sanatorium"!

4G. La vente des licences 4G -la téléphonie mobile de 4ème génération- rapporte 3 millards et demi d'euros, à l'Etat. Et c'est un milliard de plus que ce qui était prévu. Le processus d'attribution a pris fin hier. SFR emporte 2 des meilleurs lots. Free, qui doit se lancer dans la téléphonie mobile dans les prochains jours, n'a pas été retenu. La 4G doit permettre d'augmenter les débits sur les portables (internet et vidéo). C'est Orange qui devrait être le premier à en proposer, fin 2012 ou début 2013. Quand on aura réglé, cela dit, un problème technique: la 4G a tendance a brouiller la réception de la TNT.Bras de fer. La CFDT et Force ouvrière lancent des recours en justice pour "atteinte au droit de grève", après le remplacement, par des policiers, des agents de sûretés dans les aéroports. Le gouvernement, lui, affirme que le rapport de force du mouvement n'est pas brisé puisque les sociétés de sécurité ne sont plus payées. Et qu'elle restent, donc, fortement insitées à négocier.+0,3. La croissance française au 3ème trimestre, selon l'INSEE: +0,3%.

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