Les analystes financiers, dans moins à 8h30, la presse économique à 10h30: c'est un grand patron très attendu qui doit prendre la parole, ce matin. Un homme que la presse, spécialisée ou "grand public" présente volontiers comme un "patron rock and roll". Bêtement, c'est parce qu'il aime Bruce Springteen, qu'il joue de la guitare, et qu'il a créé un groupe avec sa femme et ses 3 enfants, les N'Kings (qui limite, évidemment, ses prestations à des cercles très restreints). Denis Hennequin, puisqu'il s'agit de lui, travaille dans un secteur qui, a priori, n'a rien de "rock and roll": depuis 1 mois, il est le nouveau PDG du groupe hôtelier Accor (les Sofitel, Pullman, Novotel, Mercure et autres Ibis ou Formule1). Avant, il était chez MacDonald's. Plus de 20 ans dans le bigmac: du bac à frites d'un MacDo parisien au poste (excusez du peu) de patron "Europe" du géant du fast-food. Denis Hennequin aurait même pu devenir n°1 mondial du groupe s'il n'avait pas choisi de rester vivre à Paris: c'est lui qui raconte l'histoire comme ça. Depuis quelques semaines, il a donc changé de secteur: des hamburgers, il est passé aux chambres d'hôtel... et, ce matin, à l'occasion de la publication des résultats fiannciers de son entreprise, il doit prendre la parole, pour la première fois, en tant que PDG. Tout le monde l'attend sur sa stratégie à la tête du groupe. Alors, les résultats, ils sont bons. La stratégie, elle, ne devrait pas changer dans l'immédiat. Son prédécesseur à la tête d'Accor, Gilles Pélisson -débarqué en novembre dernier (pour des raisons qui restent encore largement obscures)- l'a initié, à la demande pressante des actionnaires du groupe, soucieux de faire rentrer du cash. Le but est d'accéler le développement à l'international mais avec un minimum de capitaux. Pour y arriver, Accor change son modèle économique: il se débarrasse des murs (de ses hôtels), et créé un réseau de "franchisés": c'est plus souple. Les marges sont plus importantes. Et ça plaît à la bourse. C'est le modèle MacDo. D'où le choix de Denis Hennequin pour diriger le "nouvel Accor". Un patron "rock and roll" aux méthodes, finalement, assez "classiques". La situation en Libye fait vaciller les marchés. Des marchés qui sont devenus, ou redevenus, très volatiles, ces dernières heures. Les investisseurs s'inquiètent de la destabilisation du monde arabe. Les places boursières asiatiques, européennes et américaines ont toutes reculé, hier. Le mouvement est plus marqué encore à New York. Et à la Bourse de Milan, l'économie italienne étant très liée à la Libye. Les cours du pétrole sont toujours orienté à la hausse, même si le risque de rupture d'approvisionnement est quasi-nul. Et même si l'OPEP, l'organisation des pays producteurs, s'est même dite prête à intervenir si nécessaire. L'inflation. L'INSEE vient, tout juste de publier, le chiffre pour le mois de janvier. C'est un recul, sur 1 mois: -0,2%, effet des soldes. Mais sur 1 an, la hausse des prix reste élevée et s'établit à +1,8%. BPCE. Le Groupe Banques Populaire Caisse d'Epargne annonce ce matin un bénéfice, pour 2010, de 3,6 milliards d'euros. C'est 7 fois plus qu'en 2009.

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