C'est Nicolas Sarkozy, lui-même, qui l'a dit: la suppression de la Prime Pour l'Emploi qu'il a proposé sur le plateau du 20h de France 2, hier soir, c'est une réponse à l'une des critiques faites à sa "TVA sociale". Ce dispositif réduit les charges payées par les patrons, mais pas celles payées par les salariés. A la clé, subsiste, donc, le risque d'une perte sèche de pouvoir d'achat. On le sait, cette question a divisé le gouvernement et la majorité au moment de l'élaboration de la mesure. Le Président vient-il de se rendre compte de son erreur? Ou le candidat s'était-il, astucieusement, gardé cette cartouche? En tout cas, hier soir, Nicolas Sarkozy a décidé de corriger cette injustice apparente. Sa proposition est, donc, celle-ci: il suggère de supprimer, s'il est est réélu, la Prime Pour l'Emploi, qui bénéficie aux salariés les plus modestes. Et de la remplacer par une diminution des charges salariales sur les plus bas salaires, ce qui aura l'effet mécanique d'augmenter le salaire net. Nicolas Sarkozy a parlé d'un gain, au final, "d'un peu moins de mille euros, par an" pour les personnes concernées. En fait, au niveau du SMIC, ce "gain" sur la feuille de paie ne sera que de. 840 euros annuels, selon sa propre équipe de campagne. Qui oublie, elle aussi, de déduire de cet avantage sur le salaire net, l'effet de la disparition de la Prime Pour l'Emploi. Parce que si on gagne, d'un côté, on va perdre de l'autre. A ce stade de la proposition, et en prenant les chiffres donnés par Nicolas Sarkozy lui même hier soir, on peut tenter ce calcul, tout simple. Le Président candidat dit vouloir remplacer un dispositif qui coûte 2 milliards et demi, par an, profitant à 6 millions de personnes, par un nouveau système qui coûtera 4 milliards d'euros, répartis sur 7 millions de salariés. On multiplie, ou soustrait, on divise. Ca donne, au final, un gain moyen -on parle bien en moyenne- de 155 euros, par an. Soit 13 euros par mois. Ce n'est pas négligeable pour un Smicard, mais c'est assez loin, quand même, des "mille euros par an" affichés.

62, déjà. On commence avec la "retraite à 62 ans": c'est déjà une réalité! 62 ans: c'est le nouvel âge légal, instauré par la réforme de 2010, mais théoriquement il se met en place progressivement jusqu'en 2017. Mais selon les chiffres de la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse, qu'on trouve dans les Echos, ce matin, pour les salariés du secteur privé, l'objectif est déjà atteint. Ou presque. L'année dernière, l'âge moyen des personnes partant à la retraite était de 61 ans et 11 mois. 6 mois de plus qu'en 2010.Pertes record. Dexia annonce, ce matin, des pertes de 12 milliards d'euros, pour son exercice 2011. Ce sont des pertes "record", jamais vues pour une banque française. CORRECTION: attention, à l'antenne, mal réveillé sans doute, j'ai parlé de Natixis et pas de Dexia. Toutes mes excuses à Natixis et aux auditeurs.

Patrons sous surveillance. Nicolas Sarkozy à la télé, hier. Le président-candidat propose de supprimer les retraites-chapeau et les parachutes dorés ds grands patrons. Il propose, également, que la rémunération de dirigeants des grandes entreprises soit, désormais, validée, chaque année, par les actionnaires, en Assemblée générale.

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