Depuis quelques jours, les mauvaises nouvelles pleuvent sur le secteur des hautes techonologies. La dernière en date, c'est Microsoft. Le géant des logiciels, hier, a annoncé la suppression de 5 mille postes, soit 5 % de ses effectifs mondiaux. "A l'anglo-saxone", certains salariés ont fait leurs cartons, dans la journée. Ce sont les premiers licenciements massifs de toute l'histoire de l'entreprise, créée par Bill Gates il y a 30 ans. L'année 2008 marque, un coup d'arrêt, semble-t-il, à sa croissance qui parraissait sans fin à cette nuance près que l'entreprise continue à être extrêmement rentable ! Mais voilà, "nous ne sommes pas immunisés contre la crise" a expliqué le patron de Microsoft, Steve Balmer. De fait, dans le secteur, Sony, Intel, Nokia et Ericsson voient, également, leurs bénéfices fondre. Et annoncent, des fermetures d'usines et des suppressions de postes. Tous font le même constat : les ventes, partout, faiblissent, voire s'effondrent. Pour les téléphones portables, on s'attend à une baisse de 10%, cette année, dans le monde. Pour les ordinateurs, le marché devrait toujours juste stagner. Cela dit, dans ce contexte, il y en a qui s'en sortent. Et plutôt bien. Apple annonce les plus gros bénéfices trimestriels de son histoire. IBM, également, affiche d'excellents résulats. La crise n'explique, donc, pas tout : "elle a bon dos" disent ceux qui dénoncent les "licenciements boursiers". Mais elle agit, aussi -comme toutes les crises- comme un révélateur des difficultés des entreprises. Nokia souffre mais, de fait, elle a mal anticipé l'évolution du marché : l'arrivée des portables plus sofistiqués, les smart-phones. Microsoft, elle, a raté le virage Internet : l'entreprise le paie donc encore aujourd'hui! Tout comme les ratés de son dernier système d'exploitation (qui a déçu). Ou encore le succès des mini-ordinateurs, qui s'arrachent et qui peuvent se passer de Windows. Conclusion : la crise ne frappe, pas toujours, aveuglément ! Toujours la déprime... à la bourse ! Le CAC 40 vient de toucher son point le plus bas depuis le début de la crise. 2869 points, hier : c'est le niveau de mai 2003. Après un recul de plus de 40% l'année dernière, le CAC perd d'ores et déjà, 10% depuis le 1er janvier. Wall Street, hier, a également reculé assez nettement. Commentaire d'un spécialiste : "le marché est très émotif, très tendre. Il a des réactions exagérées. Il encaisse les coups depuis plus d'un an, il a besoin de réconfort... et ce réconfort ne vient toujours pas !". Tokyo, ce matin : -3,81%. Le suspens continue pour les nouvelles règles de l'Assurance-chômage. Elles ont été négociées il y a un mois mais restent très décriées : si elles améliorent l'indemnisation des plus précaires, elles réduisent celle d'autres catégories de chômeurs, les plus âgées, notamment. La CFDT maintient sa signature. A l'inverse, Force ouvrière, hier, s'est dit prêt à faire jouer son "droit d'opposition". Comme la CGT. Si les cadres de la CGC s'opposent également, le texte devriendra caduc. Ce sera au gouvernement, alors, de reprendre la main.

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