Le slogan est à la disposition du candidat qu’il le voudra. A vrai dire, il ne «claque» pas comme «travailler plus pour gagner plus», mais, précisément le slogan inventé par Nicolas Sarkozy en 2007 ne recueille que 4% des réponses (sans doute, s'est-il fatigué à l'usage...). Celui qui est plébiscité (et donc disponible), c’est celui-ci: «travailler autant pour autant d’argent mais travailler mieux». Il recueille plus de 51% des réponses. «Travailler moins pour travailler tous» -slogan du "partage du travail"-, lui, est retenu par 36% des personnes qui ont accepté de répondre. Ce n’est pas le résultat d’un sondage, mais de la vaste consultation, la «grande enquête» que Radio France a lancé, l’année dernière, et dont nous publions, aujourd’hui, les résultats. C’est une grande enquête sur le travail, donc: comment nous le vivons, comment nous le subissons, combien, parfois, nous en souffrons. Un peu moins de 6 mille auditeurs de France Inter et des autres chaînes de Radio France ont répondu à l’appel. Ils ont accepté de répondre aux 76 questions de notre enquête (il fallait être motivé: ça prenait un peu temps). La moitié a même choisi de compléter ses réponses, avec des commentaires libres. «Travailler autant pour gagner autant mais travailler mieux»: ce slogan, testé dans l’enquête, résume, au final, plutôt bien le constat général. Grosso modo: on aime, plutôt bien son travail, mais on regrette les conditions de son exercice. Quelques chiffres pour résumer: 55% des «répondants» affirment être contents d’aller au travail, le matin. 46% ne s'y ennuient jamais. 47% affirme avoir des "amis" au travail. Tout ça est plutôt rassurant, même si (c'est l'un des paradoxes de l'enquête) la question de la soufrance au travail est très prégnante. Notamment dans les commentaires laissés. Perte de sens, hiérarchie inhumaine, et surtout "course effrénée pour la rentabilité", au mépris du travail "bien fait": voilà des thèmes qui reviennent beaucoup. Fait marquant: les cadres, les fonctionnaires, les professions intellectuelles ne se sentent plus épargnés.

500-200= 300. La première vague de licenciements chez SeaFrance. Le liquidateur judiciaire de la compagnie maritime devrait envoyer au moins 300 lettres de licenciements, dans les jours qui viennent. 300 salariés de SeaFrance ont, en effet, refusé d'être reclassés au sein de la SNCF, la maison-mère. Un nouveau Comité Central d'Entreprise est organisé, ce matin. Les syndicats vont tenter d'améliorer les indemnités de départs pour ces futurs licenciés. Elles sont fixées en moyenne à 60 mille euros, à ce stade. Au total, seuls 200 salariés de SeaFrance ont accepté d'être reclassés au sein de la SNCF. Le cas de 300 autres salariés restants sera fixé plus tard.TTF. La taxe sur les transactions financières. François Baroin précise les intentions du gouvernement. "Elle frappera les actions et les produits dérivés, mais pas les obligations d'Etat" dit le ministre.Fraudeurs. Bercy prépare un "plan surprise" contre la fraude fiscale. Information des Echos, ce matin. 3 mesures sont à l'étude et visent à alourdir les sanctions contre les contribuables qui cachent de l'argent à l'étranger, et dans les paradis fiscaux. Particulièrement visés: les fraudeurs les plus riches pour qui, jusqu'ici, les sanctions pouvaient paraître très dérisoires. Donc, non dissuasives.

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