Ils ne sont pas nombreux, ceux qui peuvent se vanter d'avoir fait plier Apple, un jour dans leur vie. Aucune administration fiscale, par exemple, ne peut se féliciter d'avoir réussi à récupérer les quelques 150 milliards de dollars de trésorerie du géant informatique, qui se baladent d'un paradis fiscal à l'autre, pour échapper à l'impôt. Depuis hier (dans un autre registre, même s'il s'agit toujours de gros sous), c'est une jeune femme de 25 ans qui peut se targuer d'avoir "tordu le bras du géant". Taylor Swift, on ne l'entend pas sur France Inter mais c'est cette chanteuse pop, star américaine, qui vendu, l'année dernière, presque 9 millions de copies de son album "1989" (c'est l'année de sa naissance). C'est aussi une jeune fille qui sait ce qu'elle veut. Ce n'était pas son premier coup de sang sur le sujet, mais dimanche, sur un réseau social, elle s'en est pris à Apple, annonçant qu'elle refusait d'accorder l'exploitation de ses chansons, sur le futur site de musique en streaming qu'Apple doit lancer, la semaine prochaine. Elle dénonce les conditions "choquantes, décevantes" que le fabricant informatique impose aux artistes. C'est simple, pour lancer ce nouveau service, Apple a décidé que les 3 mois d'utilisation serait gratuits pour les nouveaux abonnés (pourquoi pas), mais conséquence, imposés par la marque à la pomme, pendant cette période, les artistes ne toucheraient rien, eux non plus. D'où la colère de Taylor Swift, accrochée à ses royalties, qui se fait subitement le porte-parole des artistes du monde entier: "nous ne vous demandons pas des iPhones gratuits, alors ne nous demandez pas de fournir notre musique sans compensation", lâche la star sur internet. Le buzz est immédiat. Forcément, Taylor Swift est suivie, par presque 60 millions de personnes sur Twitter, 10 millions de plus sur Facebook. Apple ne pouvait pas se permettre une telle polémique, à quelques jours du lancement de son nouveau service. La firme a, donc, décidé de revenir sur sa décision. Les artistes seront rémunérés, dès les premiers mois, même si ce sera un peu moins que quand le service deviendra payant. Taylor a gagné. Mais le "combat" des artistes continue face à cette "2ème révolution" qu'ils subissent. Après la déferlante du téléchargement, la consommation de la musique en streaming, gratuitement ou par abonnement, bouleverse une nouvelle fois, l'industrie du disque. Elle réduit, encore, ses ses revenus. Et aiguise, du coup un peu plus, la guerre pour leur partage.

Plus. La lutte contre la fraude rapporte beaucoup d'argent à l'Etat. Quelque chose comme 20 milliards d'euros... Le bilan 2014 est présenté, ce matin, à Bercy. Bilan de la luttre contre les fraudes fiscales et sociales. Les redressements fiscaux, à eux-seuls, représentent plus de 15 milliards, auxquels il faut ajouter, encore, 4 milliards de pénalités. L'amélioration de la lutte contre la fraude, avec des contrôles plus ciblés, des recoupements de fichiers, donne, également, des résultats dans le champ social. Beaucoup plus de fraudes à la Sécurité Sociale ou à Pôle Emploi ont été débusquées. Résultats en hausse, encore, pour les douanes, notamment dans la lutte contre les cigarettes de contrebande.

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