C'est un succès qui ne se dément pas. Le Livret A vient de boucler, une nouvelle fois, un excellent mois, le mois d'avril. La collecte d'épargne a dépassé 2 milliard et demi d'euros, selon les chiffres publiés, hier, par la Caisse des dépôts. C'est presque 2 fois plus qu'en mars. Et beaucoup mieux que le mois d'avril de l'année dernière. Depuis le début de l'année, les Français ont déposé près de 10 milliards supplémentaires sur leur Livret A. Si on ajoute les LDD (les Livrets de Développement Durable) l'encours global, le stock d'épargne accumulé est, désormais, tout proche des 300 milliards d'euros. Les raisons de ce succès sont nombreuses, mais pas toutes réjouissantes puisqu'il y a d'abord la crise, le chômage, qui poussent les Français à rester prudents. Et donc, à épargner. Le Livret A -sûr et liquide (l'argent est immidiatement disponible)- est, logiquement plébiscité. Les projets fiscaux du nouveau gouvernement peuvent aussi expliquer ce regain d'intérêt pour le bon vieux livret: l'assurance-vie pourrait être, en effet, un peu plus taxée à l'avenir, ou en tout cas son régime fiscal pourrait être modifié. Du coup, les Français sont, peut-être, tentés de se reporter sur une épargne défiscalisée comme le Livret A. Et puis, autre facteur explicatif, il y a la rémunération du Livret A. Certes, 2,25% ce n'est pas terrible, au regard de l'inflation mais comparés aux 3% de l'assurance-vie avant prélèvements sociaux, ça reste, finalement, compétitif. Enfin, certains avancent une dernière raison pour expliquer ce succès: c'est l'autre projet de François Hollande, celui de doubler le plafond du Livret A. Le passer grosso modo de 15 à 30 mille euros. Certains anticipent, peut-être, le mouvement, et commenceraient à remplir leurs livrets, en basculant leur épargne d'un produit à l'autre. Soit exactement le mouvement que craignent les banques, et les assurances-vie, opposées au projet du nouveau Président.

Face... noire. Facebook continue sa dégringolade à la bourse. L'action Facebook valait 31 dollars, hier soir, à la clôture de Wall Street. La chute est de plus de 18% depuis son introduction en bourse vendredi. 19 milliards de dollars de capitalisation partis en fumée, en 3 jours de cotation. Mais au fiasco pourrait s'ajouter, peut-être, un scandale: les analystes des 3 grandes banques chargées de l'introduction en bourse de Facebook auraient discrètement révisé à la baisse leurs prévisions de résultats pour l'entreprise. Et ce, quelques heures avant l'opération. Et seuls leurs "grands clients" auraient été prévenus. Des enquêtes sont lancées. Morgan Stanley, l'une des banques mises en cause, conteste cette version des faits.Chez les Grecs. Le conseil -ou l'injonction (c'est comme on voudra)- de Christine Lagarde aux Grecs: "si vous voulez garder l'euro, suivez les recommandations du Fonds Monétaire International". La Directrice générale du FMI répond, ainsi, à la gauche radicale grecque qui rejette les mesures d'austérité imposées au pays.

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