Forcément, on s'étaient un peu détourné d'elles, depuis 4 jours. L'affaire de Toulouse a pris toute la place, c'est normal. Les cellules de chiffrage des programmes des candidats à la Présidentielle n'ont pas arrêté de travailler, pourtant. Leur effacement, forcé, aura, au final, donné aux candidats un répit mais sans doute, le débat qui aurait dû avoir lieu, cette semaine, reviendra-t-il sur le devant la scène médiatique, très vite. C'est dimanche soir dernier qu'il a été, en fait, relancé, avec l'intervention de Nicolas Sarkozy, dans l'émission "Capital", sur M6, qui aurait dû, pour le coup, s'appeler "combien ça coûte?". Ce soir-là, le Président-candidat a fait 2 propositions importantes. Pour une facture finale chiffrée "en millards d'euros". Et bien-sûr, il a oublié, au passage, de dire, comment il les financerait. Son équipe de campagne promet une "évaluation extrêmement précise du programme": sa publication a, peut-être même été retardée, en raison des événements de Toulouse, mais à ce stade, il faut faire sans et, simplement, constater le coût net des mesures avancées, dimanche soir, par Nicolas Sarkozy. L'Institut de l'Entreprise s'y est collé. L'exonération des charges pour l'embauche d'un plus de 55 ans coûterait jusqu'à 900 millions d'euros par an. Les droits de mutation, divisés par 2, la proposition de Nicolas Sarkozy boxe, elle, dans une autre catégorie. Pour compenser ce "cadeau" fait aux ménages qui achètent un nouveau logement, il faudra trouver autour de 4 milliards d'euros. En milliards aussi, se chiffre une proposition de Nicolas Sarkozy, lâchée la semaine dernière: le congés parental étendu. A l'UMP donc, on promet de dire, très vite, comment tout cela sera financé, mais on pointe surtout les dérives du camp d'en-face. François Hollande, et c'est vrai, lui aussi ajoute, depuis quelques jours, de nouvelles promesses, aux 60 propositions de son programme initial. Là aussi, traînent (si j'ose dire) quelques mesures "en milliards", apparement non encore financées. Les Echos, mercredi, résumait la séquence ainsi: "la machine à promesses coûteuses s'emballe".

Révision. Le gouvernement revoit à la hausse sa prévision de croissance pour cette année. Et Bercy n'a pas tardé: l'annonce est venue, hier soir, une demi-heure à peine, après la publication officielle des nouvelles prévisions de l'INSEE. L'Institut estime que l'économie française échappera, finalement, à la récession, au premier semestre. Le gouvernement relève, du coup, son objectif de croissance pour 2012, à 0,7%. Cela dit, l'INSEE prédit toujours la poursuite de l'augmentation du chômage: la barre des 10% devrait être atteinte, cet été. L'INSEE anticipe, aussi, une baisse du pouvoir d'achat des Français.Adhésion. Free Mobile aurait conquis 2 millions 200 mille abonnés. Etn moins de 3 mois. C'est Bouygues Telecom qui a lâché cette estimation hier, basée sur la détection, depuis son réseau, des cartes SIM de son nouveau concurrent.Cohésion. En Italie, Mario Monti tente le passage en force. Sans l'Accord de la CGIL, le syndicat le plus puissant du pays, il présente, aujourd'hui, en Conseil des ministres, sa grande réforme du marché du travail. Elle permettra, notamment, de licencier plus facilement. La CGIL appelle à la grève générale, en Italie.

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