La crise financière que nous vivons nous vient d'Amérique. C'est Wall Street qui est montré du doigt pour avoir accumulé tous les excès. C'est l'administration Bush qui est au banc des accusés pour avoir dérégulé plus vite que son ombre. C'est l'entrée en récession de l'économie américaine qui donne le frisson à la planète entière mais, voilà c'est comme ça : c'est le dollar qui, une nouvelle fois, sert de valeur-refuge ! Face à l'euro notamment, la monnaie américaine accélère depuis quelques jours sa remontée : hier, il a atteint son plus haut depuis 2 ans. Il y a évidemment plusieurs raisons pour expliquer cette "résurrection du billet vert". Certaines sont techniques. Les investisseurs, par exemple, anticipent une prochaine baisse des taux d'intérêt en Europe : ils quittent, donc, l'euro. Les fonds spécutatifs, en difficulté, vendent beaucoup depuis quelques jours... des actifs libellés en dollar, qui font donc monter son cours. Mais la technique n'explique pas tout ! Comme certains se sont achetés des coffres-fort, au moment le plus fort de l'inquiétude pour nos banques, beaucoup, en période troublée, pensent encore et toujours que le dollar les protègera des mauvais coups. La récession aux Etats-Unis promet d'être sévère, mais la croyance en la capacité de rebond du pays reste, elle aussi, très forte. C'est, une fois de plus le pragmatisme américain qui sécurise. La preuve : à Washington, on parle d'un déjà d'un nouveau Plan de relance de l'économie, là où l'Europe discute de la pertinence d'une éventuelle esquisse de gouvernement économique. Le billet vert "éternelle valeur refuge", au moment où on parle d'un "nouveau Bretton Woods", c'est évidemment une donnée que les dirigeants de la planète ne pourront pas passer par dessus bord. Les bourses reculent encore. On dirait un "puit sans fond"! Tokyo, après avoir perdu presque 7% hier, a reculé de 2,46%. Wall Street, également, hier soir, a fini fortement en baisse. A Paris, le CAC40 a perdu 5%. C'est toujours la menace d'une récession mondiale qui préoccupe et les résultats trimestriels, publiés ces jours-ci par les grandes entreprises, ne rassurent pas. Les pays émergents, également, décrochent. Les bourses d'Amérique latine ont plongé, hier. L'Argentine inquiète, particulièrement. Pays émergents et pays riches se retrouveront, en tout cas, le 15 novembre prochain, à Washington, pour un Sommet international consacré à la crise financière. Un amendement Tapie ! A l'Assemblée nationale, cette nuit, adoption d'un amendement, déjà appelé "amendement Tapie". Les députés ont décidé de soumettre à l'impôt les indemnités perçues au titre de préjudice moral (à partir de 200 mille euros). C'est Bernard Tapie qui est clairement visé : sur les millions qu'il a touchés, dans l'affaire Crédit Lyonnais/Adidas, 45 lui ont été accordés, précisément, pour préjudice moral.

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