Ce n'est pas un scoop, mais voilà l'info : "les patrons français estiment qu'ils paient trop d'impôts, trop de charges et trop de taxes". C'est Laurence Parisot, la patronne du Médef, qui va le répéter ce matin : elle nous convoque -nous, journalistes- à une conférence de presse "spéciale", consacrée aux prélèvements obligatoires. On nous promet "la vérité" sur ce que paient rééllement, chaque année, les entreprises en France. "Il y a trop d'impôts dans notre pays": c'est une vieille antienne des patrons français, et ce n'est pas la première fois que Laurence Parisot l'entonne, mais en cette rentrée, l'instauration d'une prime transport, la création d'une nouvelle taxe pour financer le RSA, l'augmentation des cotisations retraite, une prochaine taxation des primes d'intéressement et de participation... toutes ces hausses d'impôts rendent malade la patronne du Médef, qui en oublie les 30 milliards d'allègements de charges accordés, parallèlement et chaque année, aux entreprises. Alors pour "tuer dans l'oeuf", ces nouveaux prélèvements (après tout, il reste encore 3 jours avant la présentation du Budget 2009!), Laurence Parisot a trouvé un "biais": le ralentissement économique. Alors que la croissance faiblit, il n'est surtout plus temps d'augmenter les impôts ! C'est là qu'on en vient au porte-avion... "un par ministère": c'est l'image que reprend à l'envie un proche de Laurence Parisot. Chaque ministère a, en effet, dans ses cartons, une "belle idée" à lancer et, donc à financer : un porte-avion à la Défense, un RSA chez Martin Hirsch, la défense de l'environnement chez Borloo (c'est le bonus-malus) - pour autant, l'heure n'est plus aux "grands projets", selon les patrons français qui aiment bien donner des leçons : le temps économique se gâte, la priorité, c'est de faire des économies. La vérité, la franchise... et des sanctions". C'est la réponse de Nicolas Sarkozy à la crise financière. Le Président de la République s'exprime depuis New York, où il participe à l'Assemblée générale annuelle des Nations-Unies. Avant un discours, cet après-midi à la tribune, Nicolas Sarkozy a affirmé, hier, que les dirigeants politiques de tous les pays devaient dire la vérité sur la gravité de la crise financière. "Les responsables de ce désastre doivent être sanctionnés", a poursuivi le Chef de l'Etat. Sur les marchés financiers, c'est l'inquiétude qui domine : nouveau recul des places boursières hier partout dans le monde. Autres conséquences : le dollar est très fortement reparti à la baisse. Face à l'euro notamment. Le pétrole, lui, hier a connu une flambée sans précédent : + 16 dollars en une seule séance, pour finir à presque 121 dollars le baril. C'est une journée de grève, aujourd'hui, à la Poste. 5 syndicats appellent les 300 mille postiers à protester contre le projet de changement de statut de l'entreprise en société anonyme - un pas vers la "privatisation", pour les syndicats, qui craignent une réduction des effectifs et la fermeture de nombreux bureaux de Poste.

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