L'euro, hier, est très nettement reparti à la hausse face au dollar. 1 euro vaut aujourd'hui autour d'1 dollar 48. C'est un record depuis un an. La monnaie européenne retrouve son niveau d'avant la chute de Lehman Brothers, et les spécialistes pensent que ça va durer. Mais ils savent aussi, ce n'est pas tant l'euro qui grimpe que le dollar qui flanche. Car la monnaie américaine perd du terrain, non seulement vis-à-vis de l'euro, mais aussi vis-à-vis de quasiment toutes les autres monnaies importantes de la planète. La première explication, c'est que le dollar a perdu son statut de la valeur refuge! Avec les premiers signes des prémisses des débuts de la reprise économique, les investisseurs reprennent confiance: ils retournent sur les marchés actions (on voit les cours et les indices boursiers remonter) et ils lâchent le dollar pour des monnaies considérées comme plus risquées. Bref ils reprennent une activité normale: ils sortent du refuge! Il y a, cela dit, une autre explication: c'est le carry trade (on y vient). C'est une technique bien connue des spéculateurs. Et vous allez voir, c'est tout bête. Sur le marché (mondial) des changes, vous empruntez dans une monnaie où le taux d'intérêt est faible, et vous allez investir... acheter une monnaie qui bénéficie d'un taux d'intérêt plus élevé, autrement dit d'un rendement supérieur. Quand vous soldez les 2 opérations, vous n'avez qu'à empocher la différence. Au printemps dernier encore, c'était le yen et le franc suisse qui servaient à emprunter. Mais depuis la fin août, les choses ont changé: les taux d'intérêt américains (à court terme) sont passés en dessous des taux japonais et suisse. Donc, désormais, c'est le dollar qui sert à spéculer: les investisseurs empruntent des dollar et les vendent, tout de suite, pour une monnaie qui rapporte plus. D'où la chute du billet vert, et la hausse de monnaies à rendement plus élevé:le dollar australien par exemple, ou le dollar néo-zélandais qui a gagné plus de 40% depuis mars, sans rien avoir demandé à personne. Pour le dollar américain, l'affaire devient, en tout cas, un vrai problème. Sur les marchés, une rumeur prend corps: l'affaiblissement du billet vert pourrait être (alors que ce n'est pas au programme) l'un des sujets de discussion du G20! Le chômage partiel a sauvé 70 mille emplois en France. C'est Laurent Wauquiez qui l'affirme. Le secrétaire d'Etat à l'emploi accorde une interview, ce matin, au quotidien "La tribune". Pour lui, le chômage partiel (dispositif qui a été renforcé, étendu) constitue une parfaite "arme anticrise". Mais preuve que cette crise n'est pas finie, Laurent wauquiez propose de maintenir le dispositif l'année prochaine. Selon l'INSEE, plus de 300 mille personnes étaient au chômage technique ou partiel au second trimestre de cette année. Coût total jusqu'ici pour l'Etat (qui paie une partie des salaires): 160 millions d'euros. Indemnités... taxées! On va, peut-être, bientôt payer des impôts sur les indemnités perçues pour accident du travail. Aujourd'hui, elles sont défiscalisées, mais ce matin, dans les Echos, Jean-François Copé, au nom des députés UMP, affirme avoir obtenu le "feu vert" du gouvernement pour les soumettre à l'impôt, comme un revenu "normal". L'Association de défense des accidentés de la vie monte déjà au créneau et parle d'un projet "choquant".

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