On sert un excellent cheesecake au KaffeeBar. C'est dans le quartier Kreuzberg, de Berlin, qu'on pourrait décrire comme celui des "bobos berlinois". C'est une Française qui l'a préparé. Un diplôme français de patisserie en poche, elle est venue s'installer, ici à Berlin. Et a vite déchanté: elle était payé 4 euros de l'heure,je l'aià son arrivée. Aujourd'hui, c'est un peu mieux, mais c'est sous un statut précaire, le" mini-job" (rectificatif: "réformé" et pas "créé" comme je l'ai dit, par les Lois Schröder). C'est une amie à elle, Mathilde Ramadier, qui nous raconte son histoire. Et beaucoup d'autres de ce genre. Il y a quelques mois, cette jeune Français, installée à Berlin, elle, depuis 2 ans, a raconté sur le site Rue89, ses déconvenues sur le marché du travail berlinois. Par la même, elle a décrit l'envers du décor d'une réussite allemande, beaucoup enviée à l'étranger (et, notamment, en France), le "boom", ici, des start-ups internet. A tel point qu'on surnomme Berlin, la "Silicon Allee", dans une référence facile à la Sillicon Valley californienne. L'une de ses plus belles réussites berlinoise, c'est Zalando, le site de vente de vêtements en ligne. Berlin, sur son image "créative, artistique", celle d'une ville où tout est possible, a attiré, ces dernières années, des centaines de jeunes, prêts à se lancer dans l'aventure de la start-up internet, espérant être de ceux qui sur une simple idée, avec peu de moyens mais beaucoup d'audace, ont fait fortune. Les loyers, pas chers de Berlin, ont constitué un avantage déterminant (nulle part ailleurs, dans une capitale européenne, on peut s'offrir autant de mètres carré, pour si peu d'argent): c'est précieux. Ensuite, la crystalisation s'est faite: des financeurs, des "incubateurs" comme on dit dans ce milieu, se sont multipliés, ont accéléré le phénomène. Mais, c'est enfin, grâce aux salaires très bas, qu'offre le système allemand que ce secteur a prospéré. C'est l'expérience malheureuse de Mathilde, qui ignorait, en arrivant ici, qu'il n'existe pas de salaire minimum en Allemagne: c'était un des thèmes de la campagne, on le sait. Mathilde, du coup, en a fait la douloureuse expérience: à son premier entretien d'embauche, elle a pensé qu'on lui proposait un mi-temps pour 650 euros par mois. Non, il s'agissait bien d'un contrat de 40 heures par semaine. Dans les start-ups qu'elle a fréquenté par la suite, c'est la "précarité qui domine" raconte-t-elle. Quand ce n'est pas un statut de stagiaire, on y pousse, souvent, les jeunes dans le statut "indépendant". Des "free lance", qui, du coup, remplissent les cafés de la ville à la recherche d'une connexion internet pour travailler. Certains y trouvent leur compte. Pas Mathilde, une Française de Berlin qui se classe, sans hésiter, parmi les "déçus" du modèle allemand.

Berlin-Athènes. C'est un pays qui regardé de près les élections allemandes: la Grèce. Sous assistance financière internationale. La victoire d'Angela Merkel n'augure aucun changement de politique à son égard. Hasard du calendrier, alors que les Allemands votaient hier, la "Troïka", c'est-à-dire les experts de l'Union européenne, de la Banque Centrale Européenne et du FMI (les bailleurs de fonds du pays) faisaient leur retour à Athènes. C'est la procédure habituelle qui recommence: ils viennent vérifier l'état d'avancement des réformes, prélable au versement d'une nouvelle tranche d'aide. Le gouvernement grec rejette, d'ores et déjà, toute nouvelle mesure d'austérité.Pékin. La production manufacturière, au plus haut depuis 6 mois, en Chine. L'estimation a été publiée, cette nuit. C'est un signe supplémentaire de reprise pour l'économie chinoise.

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