Je vous arrête tout de suite, le but de cette chronique n'est pas de vous expliquer comment, au volant de votre voiture, doubler toute la file d'attente à la pompe à essence et passer le premier. Non, elle vise, en revanche, à vous expliquer pourquoi le prix des carburants a cessé de baisser depuis plusieurs semaines. Et pourquoi, selon toute vraissemblance, il ne baissera plus. On le sait, depuis son "pic" historique de l'été dernier (146 dollars), le baril de brut a entamé une vertigineuse dégringolade. A peu près (on peut discuter) correctement répercutée à la pompe. Mais depuis janvier, cette chute des cours du brut a marqué un coup d'arrêt. D'abord autour de 40 dollars. Et depuis quelques semaines, autour plutôt de 50 dollars. Avec la crise, la demande mondiale de pétrole se réduit, c'est donc normal que les prix baissent : ils pourraient encore baisser, évidemment, si de nouvelles mauvaises nouvelles arrivaient. Mais plus personne ne semble tout à fait y croire. Pourquoi ? La première explication est "mécanique" (si on peut dire). Les pays producteurs, l'OPEP, pour soutenir les cours, ont réduit très fortement leur production. Il est arrivé, dans un passé récent, qu'ils annoncent comme ça des baisses de production mais, souvent, le geste ne suivait pas. Là, c'est le cas. Donc, l'offre et la demande mondiales se sont un peu rééquilibrées. Et les 50 dollars le baril d'aujourd'hui, semblent être le prix qui convient - à ce stade de la crise, en tout cas - à tout le monde : aux pays producteurs (l'Arabie Saoudite, surtout) et aux pays consommateurs : ce prix n'hypothèque pas les chances de reprise économique. 50 dollars, ressemble donc à un plancher puisqu'après la crise, la hausse forcément reprendra. Les grandes compagnies pétrolières (et les pays producteurs) visent les 80 dollars à moyen terme. Prix qui permettra, là, de poursuivre l'exploration et l'exploitation de nouveaux gisements. C'est clair : n'attendez plus une baisse des prix à la pompe ! Les entreprises incitées à embaucher... leurs stagiaires ! Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy s'apprête à dévoiler une série de mesures pour lutter contre le chômage des jeunes. Et l'une d'elle concernera les stagiaires. L'Etat va accorder une aide aux entreprises qui embaucheront avant la fin septembre, et directement en CDI, leurs stagiaires. L'objectif est d'éviter de "sacrifier" une génération. Le "Plan jeunes", dévoilé à la mi-journée vise, également, à développer tous les dispositifs existants de formation en alternance. Le salaire des patrons (encore). "Les Echos", ce matin, publient le bilan 2008 des rémunérations du CAC40, hors stock-options. Le salaire moyen des grands patrons est en baisse. En baisse de 13%, sur un an. Le salaire moyen s'établit à presque 2 millions d'euros. Sans surprise, les banquiers sont ceux qui voient leurs rémunérations le plus reculer. A l'autre bout, Franck Riboud, à la tête de Danone, se révèle être le patron le mieux payé de France : 4,3 millions d'euros, l'année dernière. Pas de "coup de pouce" au SMIC, au 1er juillet prochain. Ce serait "mortel" pour les Petites et Moyennes Entreprises, a estimé, hier, le ministre du Travail, Brice Hortefeux. Après Edouard Balladur, Alain Juppé. Il suggère, à son tour, une hausse des impôts pour les plus riches. "Il faut lâcher un peu de lest sur le bouclier fiscal" affirme, ce matin, l'ancien Premier ministre.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.