En 2007, ils appelaient à une alliance du PS avec l'UDF ; en 2012, ils appelaient à voter François Hollande ; aujourd'hui les Gracques ce collectif d'intellectuels, de chefs d'entreprise et d'ancien membres de cabinet de gouvernements de gauche appellent à enterrer la réforme fiscale ! "Mais combien de mois ce débat sans issue fera-t-il perdre à la France ? Une réforme de grande ampleur a déjà eu lieu" selon eux "elle a demandé des efforts aux classes moyennes supérieures et a frappé les plus fortunés"... Stop disent les Gracques "on perd du temps"... "Et comme l'on ne peut faire une grande réforme des impôts directs que si l'on réduit massivement les impôts eh bien on ne la fera pas ! C'est ainsi que s'aplatira la remise à plat fiscale". Dans une Tribune publiée dans Le Monde d'aujourd'hui les Gracques demandent à ce que l'on "tourne cette page plutôt que de nous enivrer de faux débats" ! Décidément cette réforme fiscale est une machine à claque comme le confie un haut fonctionnaire proche du pouvoir... et pour une bonne raison - que relèvent aussi les Gracques - c'est que la France n'a pas les moyens pour l'instant de baisser les impôts. Tant que la croissance se fait attendre la fiscalité ne pourra pas baisser, au mieux ce sera en 2016 et en 2016 nous serons à un an et demi des élections. Alors le pouvoir se posera cette question : quelle fiscalité baisser ? Celle des entreprises - le taux de l'impôt sur les sociétés par exemple - ou celle des ménages ? Pour notre haut fonctionnaire on ne pourra pas faire les 2, la réforme fiscale sera donc molle ! En revanche, selon lui, on commence à arriver à un consensus en France sur la baisse de la dépense public seul moyen de baisser les impôts. Et c'est ce réclame le collectif des Gracques. Pour ces réformistes de gauche à tendance libérale, "la vraie, la seule urgence, c'est de réduire les dépenses pour sauver notre contrat social, reconstruire la confiance et relancer la croissance. La vraie remise à plat ce n'est donc pas celle de la fiscalité, c'est celle de notre Etat" écrivent-ils ! Et ils appellent de leur voeux "un gouvernement resséré d'une quinzaine de ministres d'expérience qui fixera des objectifs de réduction de dépenses d'ici 2017". Les Gracques donnent leur claque : ils réclament de François Hollande du "professionalisme et de l'autorité". "Pour mener à bien un tel programme" écrivent-ils "la main ne doit pas trembler" !

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Pas de déblocage exceptionnel de l'épargne salariale. C'est l'une des mesures annoncées par François Hollande pour relancer le pouvoir d'achat et la consommation, les salariés ont jusqu'au 31 décembre pour débloquer jusqu'à 20.000 euros sans payer d'impôt ! Mais 1er bilan environ 2 milliards seulement ont été débloqués selon Philippe Crevel, le président du cercle des épargnants. C'est peu comparé au déblocage de 2008 3 milliards et demi à celui de 2003 7 milliards d'euros. Mais cet échec relatif selon l'économiste est en partie compensé par les retraits des épargnants qui ont puisé dans leur livret prés de 5 milliards d'euros ces 3 derniers mois. Résultat : la consommation des ménages est stable pour le moment. Le chiffre du mois de novembre sera publié dans une heure.

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