C'est un peu la peine infligée à la Grèce, depuis plusieurs semaines. La Grèce "condamnée" pour dérapage de ses comptes publics, déficits et dette. La Grèce, accusée -c'est à la mode!- d'être une sorte de "délinquante multi-récidiviste chevronnée", à qui, finalement, on ne peut plus faire confiance et qu'on place, donc, sous tutelle. On pensait que ses partenaires européens allaient "voler" à sa rescousse. A ce stade, c'est tout l'inverse qui se produit: aucun plan de soutien n'a été annoncé, aucune somme avancée. En revanche, les Européens redoublent d'efforts et d'initiatives pour pousser le gouvernement grec à plus de rigueur. Ainsi, lundi, des experts de l'Union européenne, de la Banque Centrale Européenne et du Fonds Monétaire International (une dizaine de personnes, au total) ont débarqué, à Athènes. Un peu comme débarquent des contrôleurs des impôts. Ils viennent éplucher les comptes, et voir si le gouvernement grec se donne les moyens de redresser rapidement la barre. Ca ne passe pas forcément bien: "ils agissent comme des colonisateurs!" a lâché un conseiller du gouvernement grec qui les regarde agir. Le porte-parole du même gouvernement s'est également fâché publiquement: il a accusé la Commission de Bruxelles d'avoir fermé les yeux sur la dérive budgétaire du précédent gouvernement. Autrement dit: tout le monde, dans cette affaire, a une part de responsabilité! Il aurait pu ajouter que, comme la Grèce, beaucoup d'autres pays européens ont usé, par le passé, des astuces financières vendues par les grandes banques américaines, Goldman Sachs en tête: des outils financiers complexes qui masquaient l'ampleur des déficits et de la dette. Côté "sincérité des comptes publics", la Grèce n'a donc pas forcément beaucoup de leçons à recevoir. En tout cas, ce mercredi, c'est toute la population grecque qui est appelée à manifester. Appel à la grève générale, dans le public et le privé. Contre les mesures d'austérité annoncées. Pour la Grèce, comme le reste de l'union, c'est "la vraie journée test. Jusqu'à quel point, les Grecs sont-ils prêts à faire des sacrifices? Les experts de l'Union européenne lèveront, sans doute, quelques instants, les yeux des livres de comptes qu'ils épluchent, pour regarder passer les cortèges. GDF Suez veut construire un réacteur nucléaire, dans la vallée du Rhône. A Tricastin, dans la Drôme, ou à Marcoule, dans le Gard. Pour une mise en service autour de 2020. L'information est à la Une des Echos, ce matin, qui explique que GDF Suez vient d'en faire la demande au gouvernement. Qui n'a pas encore répondu. Loin de là puisque la construction, en France, d'un nouveau réacteur nucléaire (en plus des 2 EPR déjà lancés, à Flamanville et Penly) fait débat: il n'est pas sûr que du point de vue de notre future consommation d'électricité, ce nouveau réacteur soit totalement nécessaire. Pour GDF Suez, l'enjeu est d'obtenir, enfin, une licence d'exploitation nucléaire en France, pour ensuite vendre son savoir-faire à l'International. Chez Total, la CGT appelle à la fin de la grève. La direction s'est engagée à ne pas fermer, ni vendre de nouvelles raffineries pendant les 5 prochaines années. Pour celle de Dunkerque, les syndicats n'ont rien obtenu de plus que ce qui est prévu depuis plusieurs semaines: aucun licenciement et la réindustrialisation du site. Flop... Concernant Heuliez, la solution annoncée par Ségolène Royal, il y a 2 jours, fait "flop". La mutuelle Macif renonce à participer à la reprise de l'équipementier automobile. La Présidente de la région Poitou-Charentes explique que les discussions se poursuivent, maintenant, avec d'autres repreneurs potentiels.

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