françois hollande revient à florange
françois hollande revient à florange © reuters

Pierre Gattaz la classe, sans nul doute, dans la catégorie des Lois qui "stressent" les patrons et dont il réclamait un "moratoire", la semaine dernière. Il y a peu de temps, en petit comité, un patron la citait, également clairement, comme l'un des "mauvais signaux" envoyés aux entrepreneurs. "Un projet contreproductif, qui vient brouiller le message pro-entreprises et des mesures positives prises, comme le CICE" expliquait-il. Peu importe, cet après-midi, le Parlement devrait adopter, définitivement, ce qu'on a, un temps, appelé, la "loi Florange". Est-ce un hasard, elle sera votée 2 ans, jour pour jour, après la promesse faite par François Hollande, alors candidat à la Présidentielle. Promesse faite, depuis le toit d'une camionnette, face à des salariés d'Arcelor-Mittal, mobilisés pour défendre leurs emplois, à Florange. La suite, on la connaît. Après une première tentative, le texte a été repoussé, remanié, repêché. Et au final, très allégé. On a parlé de la défense des "sites rentables", la proposition de Loi qui sera définitivement adoptée, tout à l'heure, évoque, dans son titre, un objectif à la fois plus large et plus flou: "la reconquête de l'économie réelle". Plus question comme à l'origine, sur le toit de la camionnette, d'obliger une multinationale à vendre un site qu'elle souhaitait fermer (l'idée initiale s'est heurtée au principe fondamental du droit de propriété), le texte final étend l'obligation d'information des salariés, crée une obligation de recherche d'un repreneur et y associe une pénalité qui pourra atteindre 20 SMIC mensuels par emploi supprimé. Edouard Martin, l'ex-syndicaliste CDFT de Florange, qui avait porté cette idée, le dit lui-même, en se montrant, pour le coup, peu gêné par le fait qu'il est devenu, entre-temps, candidat PS aux Européennes: "cette future Loi n'est pas à la hauteur" dit-il. Edouard Martin explique: "les contraintes ont été revues à la baisse et ne sont plus que financières. Les multinationales, clairement, auront les moyens de provisionner les sommes nécessaires pour faire face". Le gouvernement défend, lui, un "compromis responsable entre la protection (des salariés) et l'attractivité (du pays)". La Droite, au cours des récents débats, elle, ne s'est pas gênée pour appuyer là où ça fait mal, pour la majorité. Elle dénonce une Loi "anachronique" à l'heure où le Président défend son pacte de responsabilité.

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Spectacle. Laurence Parisot défend le régime des intermittents du spectacle! Elle l'écrit, dans une tribune, publiée ce matin dans les Echos. Laurence Parisot se prononce contre toute remise en cause du régime spécifique d'Assurance-chômage des intermittents du spectacle. Une remise en cause pourtant réclamée, aujourd'hui... par le Medef qu'elle a présidé ! L'ancienne "patronne des patrons" maintient l'objectif de rétablissement des comptes, demande à ce qu'on mette fin à certains abus mais met en avant la "solidarité interprofessionnelle" pour défendre le maintie du statut spécial des intermittents. "Il n'a pas de corrélation entre les allocations qui leur sont versées et le déficit de l'Unedic" écrit-elle. Elle poursuit: "le rayonnement et l'attractivité de la France dépendent aussi de sa production culturelle".Câblés. Numéricable et SFR ne vont bientôt former plus qu'un. Les 2 opérateurs sont en discussions, resserrées, depuis plusieurs jours. Selon les Echos, Altice, la maison-mère de Numéricable, racheterait SFR à Vivendi qui garderait, quand même, 30% du nouvel ensemble. Le but de l'opération est d'additionner les abonnés au câble de l'un, et notamment à la fibre, aux abonnés ADSL de l'autre.

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