C'est le difficile métier de porte-parole du gouvernement qui rentre: hier, Najat Vallaud-belkacem, au cours du point-presse qui suit le Conseil des ministres, a parlé "trop vite", en répondant aux journalistes. "Parlé trop vite"... c'est pour être sympathique qu'on peut le dire comme ça, parce qu'en fait, c'était une vraie bêtise que la ministre a dû corriger très vite, auprès des agences. Au point-presse, c'est sur la question du futur décret rétablissant la "retraite à 60 ans", pour certaines personnes, qu'elle a chuté, soit exactement là où il ne fallait pas, c'est-à-dire sur les conditions précises qui seront nécessaires pour partir plus tôt en retraite. On le sait: c'est sur ce point que les syndicats "tiquent", sur cette nuance qu'ils ont pointé, dès que la proposition du candidat socialiste a été avancée au cours de la campagne, cette nuance entre "trimestres cotisés" (expression employée par François Hollande) et "trimestres validés" (souhait de la plupart des syndicats)". La différence, c'est ce qu'on prend en compte ou pas, dans le calcul. Par petite touche, on avait finit par comprendre que le service militaire (pour les hommes), les congés maternité (pour les femmes) seraient comptabilisés. Tout comme (limité à 4 trimestres), les congés maladie. Najat Vallaud-Belkacem, hier pendant quelques minutes a rajouté les périodes de chômage avant, donc, de devoir vite corriger: "c'est la concertation avec les syndicats qui devra définir ce qui sera, finalement, pris en compte" a-t-elle dû préciser. On retourne, donc, à la case départ. Le gouvernement s'est donné 3 semaines pour rédiger le décrêt, et donc fixer les conditions exactes de la mesure. Combien de personnes seront, au final concernées? "100 mille" comme a dit Jean-marc Ayrault hier. Ou "entre 130 et 150 mille": estimation évoquée jusqu'ici. Dans les Echos ce matin, un haut-fonctionnaire affirme que les calculs du PS, pendant la campagne, ont été fait "au pifomètre" car il n'avait pas accès aux chiffres officiels. Au final, seul le coût global de la mesure ne devrait pas changer: ce sera 5 milliards par an, en régime de croisière, et pas plus.

HP dégraisse. Hewlett-Packard va supprimer 27 mille emplois à travers le monde: ça représente 8 % des effectifs mondiaux du géant américain de l'informatique. Il compte se séparer de 9 mille employés, dès cette année. Le reste d'ici 2014. En France, où HP possède une dizaine de sites, environ 400 emplois seraient concernés, selon le Figaro. La direction assure que les économies réalisées seront réinvesties dans le groupe, notamment dans la recherche.Confo aussi. Et NF. Conforama (300 emplois), Nouvelles Frontières (quasiment 500 postes supprimés): ce sont d'autres plans sociaux, annoncés ou confirmés en France, ces dernières heures. Les embauches en France reculent, elles aussi: -4,6% en avril.My name is bond. A Bruxelles, mais sans beaucoup d'espoir vu l'opposition de l'Allemagne et d'autres pays, la France impose les "euros-bonds" dans le débat sur la croissance. Les 27 ont redit, hier soir, leur souhait de voir la Grèce rester dans la zone euro. Mais, au sein de l'eurogroupe, des travaux sont lancés pour évaluer les conséquences financières de sa sortie. L'hypothèse a provoqué, hier, un fort recul des marchés et de l'euro.

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