Quand l'homme le plus riche de la planète (enfin, le deuxième plus riche de la planète, puisque, cette année, il s'est fait doubler par le mexicain Carlos Slim), quand Bill Gates sort son carnet de chèque, ou se lance dans un projet, c'est comme ça (et sans doute, un peu injuste), mais ça devient, tout de suite, une information. Une vraie, une crédible... immédiatement, relayée par les journaux du monde entier. Jusqu'ci, le fondateur de Microsoft à la retraite faisait parler de lui au travers de sa Fondation et de ses actions caritatives mais on avait oublié que son immense fortune accumulée, il l'a fait également et évidemment frutifier, grâce à des investissements divers et variés, et notamment dans le nucléaire! Depuis 2000, il est ainsi l'actionnaire de référence d'une société, TerraPower, qui chercher à concevoir et construire un réacteur nucléaire, d'un genre totalement nouveau. Une nouvelle technologie, qui -sur papier, en tout cas- paraît révolutionnaire. Il s'agirait d'une petite centrale. Rien à voir avec la puissance d'un EPR, par exemple, qui tournerait, non pas avec de l'uranium enrichi mais avec de l'uranium appauvri. Qui plus est, qu'on aurait pas besoin de recharger régulièrement (comme c'est la cas aujourd'hui, dans les Centrales françaises). Enfin, cette centrale aurait une autonomie de 60 ans. Voire même de 100 ans! Cette technique, dite du "réacteur à onde de combustion", est connue depuis une soixantaine d'années. Oubliée, on en reparle depuis les années 90 mais en France, le CEA n'y a jamais vraiment cru. Bill Gates, lui, y croit. Il a déjà dépensé des dizaines de millions de dollars pour permettre la réalisation de simulations, sur ordinateurs. Et hier, c'est ça l'info qui crédibilise ce projet un peu fou qui pourrait prendre 40 ans, il a annoncé que Toshiba soutient son projet! Toshiba, c'est le géant japonais du nucléaire, et un atout technologique et commercial évidemment décisif pour Bill Gates. Voilà une bien mauvaise, en tout cas, pour Areva. Après avoir perdu l'immense contrat d'Abu Dhabi, battu par des Sud-coréens et leur offre "low cost", surgit donc un nouveau concurrent, en la personne de l'homme le plus riche (oui, ou le 2ème plus riche) de la planète, allié à un adversaire puissant! Le nucléaire français "champion du monde" a décidément du soucis à se faire. Internet... plus cher? C'est le patron de Free qui fait ce pronostic, mais sans dire, pour le moment, si c'est lui qui prendra l'initiative. Xavier Niel estime que le prix des "box" (internet, télévision et téléphone) pourrait nettement augmenter avant la fin de cette année. Une hausse de 5 euros alors que depuis leur création (par Free, justement), ces "box" coûtent 30 euros par mois. Le patron de Free désigne 2 responsables: les taxes. Et les actions en justice des associations de consommateurs contre les services payants, comme l'assistance technique. Qui aidera la Grèce? Peut-être la fin du psychodrame en Europe, au sujet de l'aide à apporter à la Grèce. Un compromis se dessine entre l'Allemagne et le reste de l'Union. Un système d'aide mixte "zone euro/FMI" est imaginé pour aider les pays en difficulté financière, et donc la Grèce. Il s'accompagnerait d'un durcissement des règles de discipline budgétaitre. Avec des sanctions aloudies pour les pays laxistes. Contents. Les syndicats, plutôt satisafaits de la mobilisation d'hier. Presque 400.000 manifestants dans toute la France, selon la police. Le double, selon la CGT. On reste, très loin, cela dit, des journées de mobilisation de l'année dernière.

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