On sait que c'est le Premier ministre britannique qui a donné au reste de l'Europe la solution quand tout le monde cherchait le "bon Plan" pour sauver les banques européennes. Le G4 de l'Elysée venait d'échouer. Gordon Brown a proposé une autre méthode qui s'est révélée (au moins temporairement) payante : la nationalisation partielle des banques en difficulté. Mais désormais, c'est la crise économique et la récession qui préoccupent. Tout le monde cherche la parade, et voilà que c'est, une nouvelle fois, Gordon Brown qui avance sa solution. (Si on en croit la presse britannique), son gouvernement, cet après-midi, va annoncer non seulement une baisse de plus de 2 points de la TVA en Grande-Bretagne (pour relancer la consommation) mais aussi et parallèlement, une augmentation des impôts pour les ménages britanniques les plus riches (histoire de compenser le "manque à gagner" pour l'Etat de la mesure TVA). Ainsi, tous les ménages gagnant, en Grande-Bretagne, l'équivalent (en livre sterling) de plus de 180 mille euros par an (180 mille euros) pourraient voir passer leur taux d'imposition de 40 à 45 % ! On est là, totalement à contresens de tout ce qui s'est fait, partout, ces dernières années. L'éventuelle décision est d'ailleurs déjà contestée par les Conservateurs, qui craignent que la Grande-Bretagne perde de son "pouvoir d'attraction" auprès des investisseurs internationaux. Cette mesure -si elle est, effectivement, prise par Gordon Brown- va en tout cas, mettre le reste de l'Europe au pied du mur. En France, depuis plusieurs semaines, des voix s'élèvent pour réclamer, par exemple, la remise en cause du "paquet fiscal" de l'été 2007, qui comprend le "bouclier" du même nom. L'idée n'est pas qu'idéologique ou politicienne. L'idée, c'est qu'aucune unité nationale, pour affronter la crise, ne sera possible sans équité fiscale. Sans le sentiment que chacun paie selon ses moyens. L'histoire se répète : l'Etat américain vole au secours d'une très grande banque. Il s'agit de Citigroup, la deuxième banque des Etats-Unis. L'ancienne n°1 mondiale. La banque s'enfonce dans la crise et paie sa boulimie passée en produits financiers complexes (avec de vrais morceaux de subprimes dedans), la banque s'effondre à la bourse. Le gouvernement américain vient, donc (cette nuit), d'accepter de garantir ses actifs à hauteur de 300 milliards de dollars. 20 milliards supplémentaires sont directement injectés dans les comptes. En contrepartie, l'Etat américain entre au capital de Citigroup. Autre banque en difficulté : la suisse UBS. Hier, les autorités helvétiques ont prévenu qu'un nouveau Plan de sauvetage pourrait devenir, très vite, nécessaire. "Attention au prix du pétrole qui baisse": c'est l'avertissement du patron de Total. Un baril aujourd'hui à moins de 50 dollars "freine" les investissements, affirme Christophe de Margerie. Autrement dit, il porte en germe, la prochaine flambée des prix du pétrole. Conseil des ministres franco-allemand, aujourd'hui à l'Elysée. Nicolas Sarkozy veut convaincre Angela Merkel qu'il faut un vaste Plan de relance en Europe pour stopper la crise.

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