Après la Grèce. Après l'Irlande... à qui le tour? C'est la question sur toutes les lèvres, depuis quelques jours, en Europe. Il y a bien sûr les propos rassurant des autorités. Le n°2 du FMI, par exemple, cette nuit: "l'Irlande, c'est un problème "petit et maîtrisable" a dit John Lipsky. Il y a aussi ces responsables qui systématiquement, répètent que les cas n'ont rien à voir entre eux, et qu'il n'y a donc pas de crise "généralisée" dans la zone euro: la Grèce, c'est parce qu'elle a été trop "cigale", pendant trop longtemps. Pour l'Irlande, c'est la faute aux banques, irresponsables. Et on ajoute: le Portugal, lui, n'a connu aucun de ses excès. En Espagne? "La situation est différente!" Tout ça est vrai, évidemment... sauf que tout se passe, aujourd'hui, exactement comme certains l'avaient prédit, il y a quelques mois: après la Grèce, d'autres suivront, en Europe. Et au final, c'est la zone euro, toute entière, qui est menacée. A ce petit jeu de massacre, c'est sans doute l'économiste américain Nouriel Roubini qui tape le plus fort. Sa réputation, il a l'a acquise avec la chute de Lehman Brothers. Ce jour-là, il est devenu "celui-qui-avait-prédit la crise". Depuis quelques années, en effet, il annonçait (dans l'indifférence générale, dit-il) le retournement brutal du marché immobilier américain, avec les conséquences bancaires et financières que l'on a vu. Et que l'on vit encore aujourd'hui. A tort ou à raison, il est donc devenu le "nouvel oracle" des marchés... mais (jusqu'ici en tout cas) toujours dans un sens extrêmement pessimiste. La presse américaine le surnomme "Docteur Doom", en référence à ce héros "supervilain" des bandes dessinés Marvel. En français, "Docteur fatalis". Celui qui annonce le pire. Hier, Nouriel Roubini a, une nouvelle fois, prédit l'éclatement prochain de la zone euro. "C'est probable a-t-il expliqué à des journalistes. L'Irlande, le Portugal vont devoir en sortir... ensuite, le risque c'est que tout s'effiloche...". Il y a quelques jours, il affirmait encore que la France, aujourd'hui, est en aussi mauvais état que la Grèce. "La France n'a rien fait du point de vue structurel, explique-t-il, "le déficit budgétaire reste élevé", et "politiquement les Français viennent de montrer, avec la réforme des retraites, leur limite à accepter les réformes": voilà ce que pense Nouriel Roubini, mais aussi les investisseurs sur les marchés. Et les analystes qui les conseillent. Quand vous les interrogez, ils vous donnent, sans hésiter, l'ordre des dominos: après la Grèce, après l'Irlande... le Portugal, l'Espagne et ensuite.. la France. Mais pas avant 2012/2013... La FNAC a un nouveau patron. Nomination "surprise", hier soir: c'est Alexandre Bompard qui va prendre les rênes de l'enseigne de produits culturels. Bompard, depuis plus de 2 ans, dirigeait Europe 1. Depuis l'échec de sa nomination à la tête de France télévisions, cet été, on le disait en froid avec son patron Arnaud Lagardère, on le disait "sur le départ". Il démentait, mais c'est donc fait: il s'en va. Et va diriger la FNAC. La FNAC qui est en vente: son propriétaire, PPR (le groupe Pinault), veut s'en débarrasser pour se recentrer sur le luxe, notamment. La mission d'Alexandre Bompard pourrait donc être de rendre la mariée la plus belle possible, pour séduire les investisseurs. La FNAC, depuis quelques années, doit relever le défi de la "numérisation". Qui réduit ses ventes de disques, de films et (peut-être) bientôt de ses livres. Des sous!!! 6 Français sur 10 n'ont pas vu leurs revenus augmenter depuis 2 ans. C'est ce qui ressort d'un sondage, publié, ce matin, par le mensuel "L'Expansion". 40% affirment même n'avoir eu aucune augmentation depuis plus de 5 ans.

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