C'est écrit exactement comme ça dans le rapport Sartorius... ce rapport rendu public, le 11 septembre dernier, sur la situation économique et financière du groupe PSA Peugeot Citroën. C'est écrit en page 2 de l'introduction. Je cite: "sauf mention contraire, la suite du présent rapport ne portera que sur la branche automobile... la seule à connaître des difficultés". C'est cruel de relire ça aujourd'hui, parce que depuis quelques jours -on le sait- c'est faux. Et on en aura la preuve aujourd'hui, sans doute. Peut-être même dès ce matin: la banque interne de PSA, la branche qui finance les prêts des acheteurs de Peugeot ou de Citroën mais aussi les concessionnaires... "PSA Finance" va bénéficié d'un plan de sauvetage d'urgence, piloté par le gouvernement. Comme au pire moment de la crise financière. En fait, au moment où le rapport Sartorius est rendu public, il y a un peu plus d'un mois... la petite phrase est déjà fausse. Mais, à l'époque, à part quelques personnes au sein de PSA et d'autres à Bercy, personne ne le sait. Fondamentalement d'ailleurs, Emmanuel Sartorius n'a pas tort: la banque de PSA tourne plutôt bien (elle est solvable, rentable: c'est une source de profits), mais depuis la fin juillet, la dégradation de la note du groupe, par 2 agences de notation, Moody's et Standard and Poor's, a changé la donne, et allumé les signaux d'alerte, avenue de la Grande Armée, au siège de PSA, mais aussi au Ministère de l'Economie. La banque de PSA n'a aucun dépôt. Elle se finance donc, en très grande partie, sur les marchés. Avec une notre dégradée (et elle l'a été, une nouvelle fois, il y a 15 jours), se refinancer devient extrêmement coûteux, voire impossible. Voilà comment une branche, a priori "saine", devient l'objet de toutes les attentions, en plein été. Et dans la plus grande discrétion (peut-être, finalement, donc a-t-on demandé à Emmanuel Sartorius de se taire...). En tout cas, jusqu'à un article du Figaro, il y a quelques jours, rien n'avait filtré des discussions engagées entre PSA et le gouvernement sur un plan de sauvetage de la banque. Une nouvelle donne, en tout cas, quia changé considérablement le rapport de force entre le gouvernement et le constructeur, au sujet, cette fois-ci, du plan social, les 8 mille suppressions de postes et la fermeture d'Aulnay. Elle devrait permettre au gouvernement d'obtenir et d'annoncer des contreparties, notamment en terme d'emplois, en échange du sauvetage de la banque PSA.

Double négation. Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer accorde une interview au quotidien "20 minutes", ce matin. Et il estime "pas improbable" la prévision de croissance de 0,8%, retenue par le gouvernement pour l'année prochaine. "Pas improbable", parce qu'elle dépendra, dit-il, des réformes menées et du retour de la confiance en Europe". Christian Noyer estime que l'objectif des 3% de déficit, fin 2013, est "atteignable" (pas de double négation, là), avant de regretter "à titre personnel" que les efforts portent pluss sur les impôts que sur la réduction des dépenses.Apec. Les prévisions d'embauches des cadres reculent encore. Selon l'Apec, moins d'une entreprise sur 2 compte recruter un cadre, ou plusieurs, d'ici la fin de l'annnée: chiffre en nette baisse, par rapport à l'année dernière.

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