20 août 2013, il est 8h20 sur France Inter. Pierre Moscovici, alors ministre de l'économie, est l'invité de Bruno Duvic. C'est ce jour-là qu'il lâche cette formule qui va peser, pendant de longs mois, dans le débat politique: "je suis sensible à ce raz-le-bol fiscal que je ressens de la part de nos concitoyens" dit Pierre Moscovici. "Raz-le-bol fiscal"... la mèche est allumée. C'est pour éviter de revivre le même cauchemar, éviter une saison 2 du "raz-le-bol fiscal" que le gouvernement a pris les devants, cette année. En juillet, le Parlement a adopté une mesure pour alléger l'impôt de certains contribuables: une réduction de 350 euros, pour un célibataire gagnant autour du SMIC, 700 euros pour un couple. 20 août 2014 (la semaine dernière), toujours France Inter et encore Bruno Duvic. Christian Eckert, le secrétaire d'Etat au Budget, est l'invité de 8h20, et rentre de vacances avec une bonne nouvelle. Le gouvernement a été plus généreux que prévu. 4,2 millions de foyers fiscaux vont, finalement, bénéficer de la mesure. Bercy l'affirme: cette année, beaucoup moins de foyers fiscaux que ces dernières années voient leurs impôts augmenter. Grosso modo, en cette rentrée, les contribuables imposables que nous sommes se répartissent en 3 groupes presque égaux: 1 tiers voient leurs impôts augmenter, 1 tiers les voient baisser (d'une année sur l'autre). Et pour un dernier tiers, rien ne change. Alors, tout ça dépend, évidemment beaucoup de la situation personnelle des uns et des autres. On ne doit pas, non plus, oublier la crise, le chômage, qui réduisent les revenus de certains, et donc, mécaniquement, leurs impôts. Mais le gouvernement l'espère: ce résultat (moins de contribuables rattrapés par la hausse) devrait éviter, en cette rentrée, de relancer le débat -toujours perdu d'avance- sur les impôts. La Droite qui annonçait, avant l'été, que 80% des contribuables allaient voir leur impôt augmenter, va devoir changer de discours mais Gilles Carrez, le président UMP de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale, déconseille, cela dit, au gouvernement et à la majorité de trop jouer avec l'argument des "impôts qui baissent". Encore en vacances, il cite, sans en oublier, toutes les mesures de hausses qui pèsent et pèseront encore: la demi-part des veuves, la part patronale des complémentaire santé, les heures supplémentaires refiscalisées. Et surtout, la mesure réduisant l'avantage lié au quotient familial. Pour Gilles Carrez, 10 à 12 millions de foyers fiscaux sont touchés.

"Subprimes": encore! Après l'amende record payée, la semaine dernière, par Bank of America (presque 17 milliards de dollars), c'est au tour de Goldman Sachs de régler l'addition. La banque d'affaires américaine vient d'accepter de payer plus de 3 milliards pour éviter un procès. Elle était accusée -comme beaucoup d'autres- d'avoir vendu des produits financiers "toxiques". En mentant sur les risques encourrus: on connaît l'histoire... et ses conséquences! 3 dernières procédures, dans ce dossier des subprimes, restent encore à solder, aux Etats-Unis. Elles visent HSBC, Bank of Scotland et la japonaise Nomura.

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