C'est CNBC, la chaîne américaine, spécialisée dans l'information économique et financière qui a évoqué cette possibilité, hier: l'introduction en bourse de Facebook, prévue pour dans quelques jours, à la mi-mai, pourrait être repoussée. La chaîne parle de la mi-juin, désormais. C'est peut-être une simple péripéthie dans le long feuilleton devant conduire la start-up sortie du cerveau d'un étudiant d'Havard, il y a seulement 8 ans, à une cotation au Nasdaq, la prestigieuse bourse des valeurs technologiques, de Wall Street. Mais si c'était autre chose? L'info, en tout cas, tombe mal: le jour, où Facebook annonce des résultats constratés. Certes, l'entreprise continue d'engranger des inscriptions. C'est même impressionnant: en 3 mois, 56 millions de personnes, à travers le monde, ont rejoint le réseau social. Le cap du milliard d'utilisateurs est en vue. Le potentiel de développement reste énorme, y compris dans les marchés matures, comme l'Allemagne par exemple, où le taux de pénétration peut encore être amélioré. Facebook, sur les téléphones mobiles, ou les tablettes numérique, reste aussi un levier puissant de recrutement de nouveaux utilisateurs. Mais pour quoi faire? Avec quel modèle économique permettant de transformer cette audience gigantesque, en monnaie sonnante et trébuchante? La question reste entière et les résultats financiers, annoncés hier, n'apportent que des arguments à ceux qui doutent. Facebook a annoncé, pour la première fois, une baisse de son chiffre d'affaires (-6%) doublée d'une baisse de son bénéfice trimestriel (-12%). "C'est un ralentissement plus rapide que prévu" traduit un analyste, cité par les Echos ce matin. Les recettes diminuent alors que les coûts, eux, augmentent. Des coûts de structure qui vont continuer à augmenter d'ailleurs parce que plus il y a d'utilisateurs, plus il faut des serveurs informatiques, et des gens pour s'en occuper: au cours des 12 derniers mois, Facebook a, ainsi, triplé ses effectifs! Conséquence de tout ça: les spécialistes commencent à douter de la valorisation annoncée de l'entreprise: 100 milliards de dollars, un chiffre record qui fait tourner bien des têtes, surtout celle des salariés munis de stock-options, mais un chiffre qui pourrait ne pas tenir d'ici à l'introduction en bourse. Alors même que le modèle Facebook repose sur la promesse d'une croissance ultra-rapide.

Doutes. Mauvaise journée, hier, pour la zone euro. L'Espagne et l'Italie ont réussi leurs opérations de financement sur les marchés (la demande a été forte) mais les taux d'intérêt réclamés sont en très nette augmentation, signe de méfiance. A Madrid, où le Parlement entame l'examen des nouvelles mesures d'austérité, le ministre du budget espagnol parle d'un moment "d'extrême fragilité".Inquiétudes. L'avenir de Neo sécurité, n°2, en France dans le secteur de la sécurité privée (le premier, c'est Securitas). Hier, Neo Sécurité s'est déclarée en cessation de paiement. Son patron estime à 15 millions d'euros, ses besoins immédiats de financement, et en appelle à l'Etat. Pas moins de 5 mille emplois sont menacés.Incertitudes. La prudence des entreprises: faute de visibilité sur l'activité économique, elles réduisent leurs prévisions d'embauches de cadres. C'est ce qui ressort du baromètre de l'APEC, publié ce matin. Une entreprise sur 2 seulement, prévoit l'embauche d'un cadre, d'ici à cet été.

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