Une chronique de Régis Lachaud Pour le remercier de la crise économique et financière actuelle... Pour tous les avantages que la situation présente. Si l'on oublie, bien sûr, plans sociaux, faillites, hausse du chomage, krach boursier ou encore escroquerie madoff, pour ne citer que quelques uns des drames et scandales révélés ces dernières semaines. Les automobilistes lui doivent la chute des prix des carburants depuis l’été dernier... Moins 30%. L’essence sans plomb valait près d’1 euro 50 en Juillet... A peine plus d’un euro ces derniers jours dans la plupart des stations service... Cela se voit dans le porte monnaie à chaque plein ! On peut également citer le ralentissement immobilier. Les locataires qui cherchent un appartement ou une maison à acheter pour déménager. La baisse des prix ne fait que commencer sur le marché immobilier... Et les acheteurs récupèrent du pouvoir d’achat depuis quelques mois ! Et puis, toujours en matière de consommation, les baisses de prix sont apparues depuis plusieurs semaines dans de nombreux magasins, avant même Noel. On ne peut pas encore parler de soldes puisque la loi l’interdit. Mais, vous avez du le constater, les rabais de 20 ou 30% n’étaient pas rares ces derniers jours... Le consommateur bénéficie de la crise, avec les baisses de prix. Mais il est aussi un acteur de cette crise quand il décide d’épargner ou de reporter un projet d’achat par prudence ou par crainte du chomage. Car le consommateur est aussi un salarié, dans la plupart des cas... Ce qui en fait aussi la principale victime potentielle de cette crise quand il risque de perdre son emploi. Certaines entreprises aussi sont gagnantes. Les entreprises qui avaient déjà des difficultés avec leur banquier pour obtenir du crédit peuvent utiliser le médiateur mis en place par le gouvernement. René Ricol, le médiateur du crédit, qui ne jouerait pas ce rôle si la crise n’existait pas... De la même manière, une PME qui n’a pas vraiment de difficulté peut profiter des différentes aides publiques ou reports de paiements accordés pour certaines charges. Sans parler bien sûr de certaines professions dont l’activité augmente avec le nombre de faillites... Huissier, avocat ou liquidateur judiciaire. Cela dit, puisqu’on a décidé de croire au Père Noël, on peut espérer plusieurs évolutions positives à long terme, en tout cas conformes à l'intérêt général: La fin du capitalisme sauvage avec ses rémunérations de patrons en millions de dollars ou d’euros... ses parachutes dorés et ses spéculateurs qui gagnent des fortunes grâce à des fermetures d’entreprises ou à des rachats sauvages. La protection de l’environnement pourrait également sortir gagnante au niveau mondial, si les Etats subventionnent massivement des investissements dans les batiments économes en énergie, les véhicules propres ou encore les transports en communs peu polluants...

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