L'éco du jour par Alexandra Bensaïd. _____ Pour un match de foot comme hier soir, on ne râte quand même pas l'arrivée des joueurs. Du coup, on s'installe quelques minutes avant devant le poste et on n'échappe pas à la publicité. Hier soir, on n'a pas échappé à celle de Leclerc. Il n'était pas en short, il n'a pas mis un pied sur la pelouse mais en 30 secondes, il a marqué un point. Alors ce spot, il compare des pots de crème fraîche. Trois qualités différentes : une marque nationale, une marque distributeur et une marque premier prix. Et à chaque fois, on entend qu'en moyenne, comparé à Carrefour, à Intermarché, à Lidl... et bien qui est le moins cher ? Devinez et si vous ne le croyez pas, on vous donne l'adresse du comparateur sur internet. C'est bien joué... des millions de téléspectateurs, un des espaces publicitaires sans doute les plus chers de l'année et un objet télévisuel rare. D'abord, on a vraiment changé d'époque. Souvenez-vous que jusqu'en 2007, les distributeurs ne pouvaient pas se faire de la pub à la télé. Souvenez-vous aussi des débuts timorés de la publicité comparative, l'écran divisé en deux avec d'un côté, la lessive chose et de l'autre, la poudre X. Ensuite, on sent que ça flirte avec la ligne jaune, ça parle d'un seul produit, ça pourrait donner l'impression que tous les produits de cette enseigne sont moins chers, mais bon, les avocats ont dû bien travailler. La pub existe depuis novembre, avec des flans, des spaghettis et maintenant de la crème et elle passe toujours. Mieux que ça, on en parle ce matin, sur France Inter ! Au moment où il y a de la grogne sur les prix, où Bercy s'en mêle, où il reste 4 jours aux distributeurs pour négocier les tarifs des industriels, c'est malin... Barack Obama tente d'injecter de la confiance dans l'économie américaine. Cette nuit, premier discours solennel devant les deux chambres du Congrès pour le président américain. "Nous allons reconstruire, nous allons nous rétablir, et les Etats-Unis d'Amérique en sortiront plus forts qu'auparavant". Voilà ce qu'a promis Barack Obama. Il défendra, a-t-il dit, les constructeurs automobiles. Chrysler et General Motors, qui espèrent obtenir une deuxième enveloppe d'aide. Quant aux banques, attention, les sauver risque de coûter plus cher que prévu. Pour les consommateurs, pour les entreprises, Obama annonce la création d'un fonds qui financera des prêts. Aux Etats-Unis, d'autres paroles apaisantes, celles du président de la réserve fédérale. Il y a une "chance raisonnable", pense Ben Bernanke, que la récession prenne fin en 2009 et que 2010 soit une année de reprise de l'autre côté de l'Atlantique. Wall Street qui avait dévissé lundi, a immédiatement repris des couleurs et plus de 3%. Ce matin, + 2,6% à Tokyo. En France, les derniers développements du dossier Caisse d'épargne / Banque populaire. Le mariage doit être annoncé demain. Grâce à l'argent qu'il met au pot, et qu'il pourra convertir en actions, l'Etat pourrait avoir à terme 20% du capital de la future banque. Un actionnaire de poids. Du coup, l'Elysée défend la nomination de François Pérol aux manettes. L'Ecureuil et les Caisses d'épargne doivent voter aujourd'hui. Quant au rôle de la commission de déontologie, la polémique continue.

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