Lors des dernières saisons, c'est plutôt le minimalisme.. l'épure qui dominait. Le "grunge" encore, chez certains créateurs, ou une mode très inspirée par l'art, comme chez Chanel, Prada ou Céline. A New York, Londres et Milan, ces derniers jours, on a vu beaucoup de fourrure retravaillée et colorée, des grands pulls en maille. Beaucoup de bottes, et du tissus écossais.

Fashion Week
Fashion Week © Natalie Alcala

C'est la "fashion week"! Elle commence, ce matin, à Paris. Défilés prêt-à-porter pour l'automne-hiver à venir. Je dis "fashion week", mais il ne faudrait pas. Les organisateurs de l'évémement vous reprennent immédiatement: "fashion week, c'est pour les autres. A Paris, on parle de la "Semaine des créateurs de Mode". 9 jours, en fait. 10 à 12 défilés quotidiens. Sans compter le "off", et les "show rooms" privés. Plus d'une centaine de maisons présentes, une bonne vingtaine de nationalités représentées. Un événement, forcément mais dont personne ne sait estimer l'impact direct (pour Paris), et indirect (pour les marques représentées). "A la louche" dit un responsable, 5 mille personnes débarquent, à chaque "fashion week" parisienne. Des journalistes et des blogueurs (mille 500 sont accrédités pour celle-ci), des "acheteurs" (de magasins multimarques comme Colette, ou de grands réseaux type Printemps, Galeries Lafayette ou Bon marché), des institutionnels également et tous les métiers liés: coiffeurs, maquilleurs, mannequins. "C'est facile, dit le patron de l'événement, Didier Grumbach, il n'y a plus une place d'hôtel de libre. Plus de place de théâtre, non plus. Et on ne trouve plus un seul taxi pendant 9 jours". Pour les collections "été" et "haute-couture", on met en place un système de navettes fluviales pour aller plus vite d'un défilé à l'autre. D'où d'ailleurs, le choix pour des lieux, près de la Seine: Palais de Tokyo, Grand Palais, le Trocadéro. Pour la capitale, on imagine que l'effet économique est important, donc, d'autant qu'il faut ajouter les nombreuses fêtes. Pour les professionnels de la mode, de la couture et du luxe, c'est aussi un moment "crucial". Le secteur est très exportateur, on le sait, le bilan 2013 du commerce extérieur français vient de le confirmer, mais là encore ses représentants ne donnent aucun chiffre. "Impossible de savoir et d'estimer les contrats signés pendant cette période", affirment-il. A Londres, semble-t-il, on a moins de pudeur. La fashion week, là-bas, génère, en quelques jours, autour de 120 millions d'euros de commandes.

Italy is back? En Italie, Matteo Renzi promet des réformes économiques "radicales et immédiates". Le nouveau Président du Conseil italien a obtenu la confiance du Sénat, hier soir. Dans son "discours d'investiture" un peu plus tôt, il s'est montré très pro-européen. Matteo Renzi a aussi confirmé son calendrier de réformes: du système électoral, du fisc, de la justice, de l'administration. Il a promis le remboursement "intégral et immédiat" des dettes des admnistrations envers les entreprises: un arrièré de 70 millards d'euros, quand même. Il promet surtout une "baisse à 2 chiffres" des charges qui pèsent sur les entreprises italiennes.300 mille? En France, la baisse des charges, c'est aussi l'objectif du "Pacte de responsabilité". Le Haut Conseil du financement de la protection sociale vient de mesurer son éventuel impact. Si ces baisses sont concentrées sur les bas salaires, jusqu'à 300 mille emplois pourraient être créés. Mais l'estimation ne prend pas en compte l'impact négatif, récessif que pourraient avoir, paralèllement, les 50 milliards d'economies prévues pour financer ledit Pacte.

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