Hier, il n'y avait pas que dans les magasins qu'on pouvait faire de bonnes affaires, la Banque Centrale Européenne, elle aussi, organisait une grande opération "promotions". Et ça a été une véritable cohue. Pour la première fois de son histoire, la BCE a lancé une opération de refinancement, auprès des banques (les nôtres, qui viennent chercher auprès de la BCE les liquidités dont elles ont besoin). La Banque Centrale Européenne - qui juge, donc, toujours nécessaire de soutenir le crédit pour nous sortir de la crise - a lancé une opération de refinancement tout-à-fait inédite. Elle est, d'abord, d'une durée d'un an alors que d'habitude, c'est 6 mois maximum. Elle est surtout proposée au taux en vigueur en ce moment à la BCE, c'est-à-dire à 1%. 1% seulement. Elle est là, la "promotion", et les banques européennes l'ont bien compris : elles se sont ruées. Plus d'un millier d'établissements bancaires se sont présentés au guichet de la BCE pour profiter de l'aubaine. La Banque Centrale Européenne, qui avait promis (là aussi, c'est nouveau) de contenter tout le monde, a distribué, au total, 442 milliards d'euros, en une seule journée. C'est un record. Les banques européennes, en fait, ont toutes considéré qu'une affaire comme celle-là ne se représentera plus avant bien longtemps. Elles ont donc décidé de participer à l'opération même si elles n'ont pas forcément besoin, immédiatement, de tout cet argent. C'est le même phénomène que pour les soldes : on achète parce que c'est pas cher. Pas forcément parce qu'on en a besoin. D'ailleurs, en France, les banques le disent : elles trouvent "très faible", en ce moment, la demande de crédit (c'est ce à quoi sert l'argent emprunté à la BCE, à le redistribuer sous forme de prêt aux entreprises et aux particuliers). C'est là qu'on peut leur retourner l'argument : la raison, c'est peut-être aussi que les taux qu'elles présentent, elles, à leurs clients, à vous et à moi, sont encore trop élevés ("leurs marges trop grandes", dit autrement). On l'a vu, hier : elles se refinancent à 1% autant qu'elles veulent, mais un prêt immobilier, sur 15 ans, pour un bon dossier, c'est au mieux 4% actuellement. Les bonnes affaires de la BCE... c'est visiblement pas pour tout le monde. L'emprunt EDF... cartonne. Selon le site "Investir.fr", le montant des souscriptions à ce "grand emprunt EDF" dépasserait déjà les 2 milliards d'euros. C'est 2 fois plus qu'attendu, alors même qu'il reste encore 15 jours avant la fin de l'opération. Même si l'objectif fixé initialement -un milliard d'euros- était manifestement trop bas, c'est un succès pour EDF. L'emprunt Fillon. Un succès qui ne peut qu'encourager le gouvernement, qui prépare son grand emprunt à lui. Hier soir, François Fillon a confirmé que les Français seraient directement sollicités. Chaque euro récolté sera utilisé pour une "dépense utile", a promis le Premier ministre. La fusion Caisses d'Epargne / Banques Populaires : c'est fait (ou presque). Les 2 banques se sont dotées, hier, d'une instance de direction unique, la BPCE. Sur le terrain, les 2 enseignes restent. Cela dit, l'opération pourrait être retardée. Le syndicat Sud / Caisse d'Epargne a, en effet, déposé -en référé- un recours en justice. Les riches... un peu moins riches. Avec la crise, ils ont perdu 20% de leur fortune, l'année dernière, selon une étude publiée ce matin. Il y a même 15% de millionnaires en moins, sur la planète et 50 000 de perdus, en France. La faute aux krach boursier et la baisse des prix de l'immobilier.

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