Ce matin, ce sera la première fois, depuis sa nomination à Bercy, qu'il aura une bonne nouvelle à annoncer. Amazon, le site internet de vente en ligne, va investir 40 millions d'euros en France, en implantant sa 3ème plateforme logistique, dans notre pays. Un milier d'emplois à la clé. Le géant américain hésitait entre Beaune et Châlons-sur-Saône. Il a choisit, finalement, la Soâne-et-Loire, et précisément -est-ce un hasard?- l'ancienne circonscription d'Arnaud Montebourg! Le ministre du redressement productif assistera, du coup, ce matin, à la conférence de presse organisée sur place, et savourera, sans doute, ce joli "coup double": pour le ministre et pour l'élu local. Ca va le changer parce que depuis sa nomination, c'est plutôt les destructions d'emplois qui occupent son temps. La semaine dernière, dans son grand bureau, au 3ème étage de Bercy, il s'agaçait quand on lui signalait que jusqu'à présent, son action ne sembe pas vraiment différente de celles de ses prédécesseurs (à l'Industrie). "Qu'est-ce que j'y peux, moi, si tout le monde vient frapper à ma porte? Si je dois jouer, partout, au "pompier" de service!". Il ne cesse de le répéter: il hérite de dossiers (Doux, Fralib, Petroplus, PSA Aulnay) qui auraient dû être traités, il y a longtemps. Ils explosent maintenant, à un stade de pourrissement qui limite beaucoup les chances de réussite, explique Arnaud Montebourg. Qui a mis en place une "cellule spéciale" à Bercy et 22 "Commissaires au redressement productif" auprès de chaque préfet de Région, pour gérer la situation et repérer les entreprises qui chancellent. Mais, le ministre l'affirme: il compte bien, dans les prochaines semaines, sortir de cette urgence et donner un cap à son ministère. Il a déjà son calendrier en tête: le 3 juillet, le Premier ministre prononcera son "discours de politique générale". "Moi, je prononcerai, mon grand discours de politique industrielle, le 13 juillet". Quand on lui demande ce qu'il contiendra, Arnaud Montebourg retrouve ses accents de candidat à la primaire socialiste: "il s'agira, dit-il, de mettre fin au "modèle libéral-financier" dominant. Il s'agira, aussi, de mettre fin à la "low-costisation" de l'économie. Je traduis: mettre fin à la course au "toujours moins cher" (le ministre cite la "Logan, Easyjet et Free"), course qui fait du mal à l'emploi. Pour réussir le redressement productif, "tout le monde va devoir faire des efforts". Y compris, dit celui qui, un jour, a vanté des offres "mobile" de Free qui "redonnent du pouvoir d'achat", les consommateurs.

7 ou 10? Pour boucler le budget 2012, le gouvernement cherche, finalement, moins d'argent que prévu. On parlait jusqu'ici d'un besoin de 10 milliards d'euros pour tenir nos objectifs, Bercy, finalement, n'aurait besoin que de 7 millards 5. Ca veut dire que les mesures d'urgence qui doivent être annoncées, la semaine prochaine, ne devraient pas dépasser le cadre fixé, intialement: un relèvement du barême de l'Impôt sur la Fortune et des droits de sucsession, une refiscalisation (partielle) des heures supplémentaires et l'instauration d'une taxe sur les dividendes.Plus ou moins? Le rapport qui tombe mal, alors que la Grèce veut obtenir une nouvelle aide de ses partenaires européens: à Athènes, un journal révèle que la Grèce n'a pas réduit le nombre de ses fonctionnaires, ces dernières années. 70 mille embauches ont même été enregistrées. Le gouvernement grec s'était engagé à en supprimer des milliers en échange de l'aide européenne.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.