"Le 7 mai, la France sera attaquée. Et sera mise à genoux". C'est Marc Fiorentino, un expert financier (très souvent consulté à la télé, à la radio) qui commence sa chronique, ainsi. Elle a été publié le 6 février dernier. En pleine campagne présidentielle. Le patron de monfinancier.com y détaille son scénario catastrophe: "le 6 mai, à 20h, le visage de François Hollande apparaîtra sur nos écrans. Quelques heures plus tard, à l'ouverture des marchés asiatiques, la Finance, à qui il a déclaré la guerre, va se venger. Les taux français vont s'envoler". C'est évidemment cruel de relire ces lignes aujourd'hui mais on a repensé à elles, hier, quand la nouvelle est tombée: les taux français sont au plus bas. Ils s'approchent même de leur record historique: à 10 ans, le taux français est tombé, hier, à 2,52%. Marc Fiorentino a tout faux: pas d'attaque depuis le 6 mai, et on voit même que la France (sous François Hollande) s'endette dans des conditions extrêmement favorables. Hier, c'est l'annonce de Moody's qui a accéléré le phénomène: l'agence de notation, comme ses 2 grandes consoeurs avant elle, a confirmé la note de la France. Pour Moody's, c'est le "triple A", la meilleure possible. Alors certes, Moody's maintient sa perspective négative, et annonce qu'elle réexaminera sa position au 2ème semestre quand "elle aura une image plus claire du programme de François Hollande" mais le maintien du triple A est là, et c'est une bonne nouvelle pour le gouvernement. L'agence souligne une chose pour se justifier: "la trajectoire budgétaire de François Hollande reste quasi similaire à celle de son prédécesseur", et ça, ça lui plait. Le choix des ministres pour diriger les finances, Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac, considérés comme "vertueux" semble aussi avoir convaincu l'agence. Cela dit -on le sait-, rien n'est plus précaire qu'un avis d'une agence de notation, qui jugent, cela dit, les actes (c'est-à-dire les Lois) plutôt que les intentions, les hommes et les femmes. Autrement dit, Marc Fiorentino pourrait, un jour, avoir raison. D'autant que la détente sur les taux français, aujourd'hui, a plus à voir avec la situation de la zone euro que la transition en cours à Paris. C'est parce que la Grèce, l'Espagne, l'Italie inquiètent à nouveau beaucoup, que les obligations françaises retrouvent tout leur attrait, aux yeux des investisseurs.

Pas très doux. Doux inquiète. Le volaiiler est en difficulté depuis plusieurs mois. Et désormais, la perspective d'un dépôt de bilan est évoquée. Le groupe aurait du mal à honorer ses factures. Des éleveurs de volailles passent à la concurrence. Hier, la famille Doux a décidé de reprendre les rênes de l'entreprise: Jean-Charles Doux devient Directeur général. Les syndicats craignent l'annonce prochaine d'un plan social.Virgin sans tête. Information France Inter: le patron des magasins Virgin (les Virgin Mégastore...) quitte son poste. Les actionnaires l'auraient débarqués, déçus par ses résultats. Jean-Louis Raynard devrait quitter ses fonctions, dès la semaine prochaine.En vol. L'avenir d'Air France. Pour la première fois, Alexandre de Juniac, le patron de la compagnie, a parlé de "sureffectifs" hier, mais renvoit, au mois prochain, les décisions à venir sur l'emploi. Ce matin, le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, se déclare opposé à tout "plan de départs non-volontaires"

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.