"Tu as des regrets, sur cette période à Matignon?": c'est la fille de Jean-Marc Ayrault qui pose, ainsi, cette question à son père. L'ancien Premier ministre est au volant de sa voiture, dans les rues de Nantes, sa ville. On n'ose dire que c'est la séquence la plus forte de ce documentaire un peu ovniesque, récemment diffusé à la télévision. "Mon père ce Ayrault" (jeu de mot qu'on ne saurait critiquer, ici), entre bilan de santé post-Matignon, et bilan politique. Au volant de sa voiture, Jean-Marc Ayrault, donc, répond à sa fille. Des regrets? "Oui, bien-sûr. J'en ai un, surtout, celui de ne pas avoir pu mener à bien la réforme fiscale". L'ancien Premier ministre de François Hollande poursuit: "Il n'est pas trop tard. Elle pourrait commencer par une mesure simple (...): le prélèvement à la source". C'est amusant de voir combien, aujourd'hui encore, cette idée de prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu est une revendication forte, dans les rangs socialistes. Encore et toujours présentée comme le préalable d'une remise à plat complète, et cruciale, de notre système fiscal. Au Parti Socialiste, on le sait, c'est aussi une manière traditionnelle, à la veille d'un Congrés, de resserrer les rangs. Hier, Bruno le Roux, le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, l'a, donc, à nouveau promis: "le prélèvement à la source aura commencé avant la fin du quinquennat". Un député socialiste décrypte: "non, il ne s'agit pas d'une accélération opportuniste du dossier. En fait, depuis une réunion, à l'Elysée, à la fin de l'année dernière, François Hollande a relancé le projet. L'impulsion politique est à nouveau là". En fin de semaine dernière, le Think tank de la gauche réformiste, Terra Nova a publié un nouveau rapport sur la question. Très positif. Le prélèvement à la source, ce sont des effets éconmiques non négligeables, un choc salutaire pour l'administration fiscale. Le rapport donne aussi une méthode pour y arriver: 3/4 ans de bascule progressive vers ce prélévement à la source généralisé. "Rien est encore arbitré" évidemment mais tous ceux qui soutiennent l'idée l'affirment: tout va se jouer entre maintenant et cet été. C'est dans la prochaine Loi de Finances qu'il va falloir fixer les choses, si on souhaite vraiment cette réforme, inscrire quelques principes, prendre quelques mesures qui rendront incontournable ce prélèvement à la source.

Combien d'argent reste-t-il dans les caisses de l'Etat grec? Ce n'est pas la première fois qu'on se pose cette question, mais elle devient de plus en plus criante. 4 échéances attendent la Grèce, 4 remboursements au FMI, les 5, 12, 16 et 19 juin, pour un total de 1 milliard 600 millions d'euros. Hier, un ministre grec a affirmé que le gouvernement ne pourra pas tout payer. Il tenterait, d'ailleurs, (ce gouvernement) de repousser l'ensemble des paiements à la fin juin, le temps de trouver un Accord avec les créanciers du pays. En fait, selon une source citée par l'Agence France Presse, Athènes aurait asez d'argent pour payer les salaires des fonctionnaires, les pensions de retraites et l'échéance du 5 juin. C'est, ensuite, que ça se compliquerait.

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