Un "inconnu" parce que, décidément, il est imprévisible, le consommateur français. Et on a bien du mal à connaître, à percer, ses envies et ses motivations. Bref, son comportement. Ainsi hier (avec la publication des chiffres mensuels de l'INSEE), a-t-il a une nouvelle fois, surpris. Malgré la crise (qui devrait le déprimer), malgré le chômage (qui grêve le pouvoir d'achat des licenciés, et inquiète légitimement tous les autres)... en dépit, donc de ce climat morose, la consommation des ménages français a progressé, le mois dernier: +1,1%. Après déjà un rebond en septembre de 2,4%! L'été a été mauvais (on s'était un peu serré la ceinture, sur la plage), l'été a été mauvais en terme de consommation, la rentrée détonne et quand on regarde de près les chiffres d'octobre, on voit que le secteur automobile n'y est, cette fois-ci, pour rien. En septembre, la "prime à la casse" et le "bonus écolo" avaient boosté les ventes, et, mécaniquement, gonflé l'estimation globale de la consommation. Le mois dernier, rien de tel. Ce sont les dépenses d'équipement de la maison (les meubles, l'électroménager, l'électronique, l'informatique...) qui ont plutôt soutenu la croissance. Mais aussi les ventes du secteur "textile et cuir". Qui progressent assez vivement. Une des explications avancées, pour expliquer ce regain de consommation, c'est que le pouvoir d'achat des Français se tient plutôt, cette année. En tout cas, pour ceux qui n'ont pas perdu leur emploi. L'inflation à zéro (même avec des salaires qui stagnent): c'est "que du bon" pour le consommateur. Pour le reste -comprendre les grands mouvements de fond de la consommation-, on n'est encore dans le tatônnement. La crise change les comportements mais dans quel sens? Moins de superflu. Plus d'exigence, avec une certaine "prise de pouvoir" du consommateur grâce à Internet. Une "quête de sens" également apparaît, disent les spécialistes. Mais tout ça, reste à vérifier. A confirmer. A ce titre, les cadeaux, qu'on trouvera sous le sapin à Noël, seront une très bonne indication des tendances à venir. Les banques cachent encore des pertes dans leurs bilans! C'est le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Khan, qui l'affirme ce matin. Dans une interview accordée au Figaro. Selon lui, 50% des pertes financières occasionnées par la crise des subprimes sont encore dissimulées dans les bilans des grandes banques. Le phénomène serait plus marqué en Europe qu'aux Etats-Unis, affirme encore Dominique Strauss-Khan. Nicolas Sarkozy clos le débat sur la TVA dans la restauration. "Jamais", a-t-il dit, hier, je ne reviendrai sur la baisse à 5,5%. La polémique en tout cas, ébranle les 2 principales organisations patronales. A l'Umih, l'ancien président André Daguin a organisé, hier, ce qu'il faut appeler un "putch" pour destituer l'actuelle présidente. Au Synhorcat, le principal adhérent, le groupe de restauration collective Flo claque la porte pour protester contre la gestion du dossier qui a dégradé l'image des restaurateurs. Le bâtiment, grande victime de la crise. Le secteur va perdre 50 000 emplois, cette année. Et la profession s'attend à 30 000 destructions supplémentaires, l'année prochaine, selon des estimations publiées hier.

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